Paroisse Saint Jean-Baptiste de Grenelle
Paroisse Saint Jean-Baptiste de Grenelle

Le chemin vers Paques

                                   et pour avancer jour après jour...

Ecole de Prière Carême 2017

par le père Vincent Paulhac

chaque jeudi durant le carême de 20h30 à 21h30

Ecole de prière session 1, 2, 3, 4 et 5
par le père Paulhac - Carême 2017
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Manuel de survie pour faire oraison…
Par le père Paulhac
Manuel de survie pour faire oraison.pdf
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1. Les 3 grandes expressions de la prière : Objectivité de la prière

 

Une âme embrasée d'amour ne peut rester inactive ; sans doute comme Marie (sœur de Marthe) elle se tient aux pieds de Jésus, elle écoute sa parole douce et enflammée. Paraissant ne rien donner, elle donne bien plus que Marthe qui se tourmente de beaucoup de choses et voudrait que sa soeur l'imite. Ce ne sont point les travaux de Marthe que Jésus blâme, ces travaux, sa divine Mère s'y est humblement soumise toute sa vie puisqu'il lui fallait préparer les repas de la Ste Famille. C'est l'inquiétude seule de son ardente hôtesse qu'il voulait corriger. 

Tous les saints l'ont compris et plus particulièrement peut-être ceux qui remplirent l'univers de l'illumination de la doctrine évangélique. N'est-ce point dans l'oraison que les Sts Paul, Augustin, Jean de la Croix, Thomas d'Aquin, François, Dominique et tant d'autres illustres Amis de Dieu ont puisé cette science Divine qui ravit les plus grands génies ?

Un savant a dit : « Donnez-moi un levier, un point d'appui, et je soulèverai le monde. » Ce qu'Archimède n'a pu obtenir, parce que sa demande ne s'adressait point à Dieu et qu'elle n'était faite qu'au point de vue matériel, les Saints l'ont obtenu dans toute sa plénitude. Le Tout-Puissant leur a donné pour point d'appui : lui-même et lui seul ; pour levier : l'oraison, qui embrase d'un feu d'amour, et c'est ainsi qu'ils ont soulevé le monde ; c'est ainsi que les Saints encore militants le soulèvent et que, jusqu'à la fin du monde, les Saints à venir le soulèveront aussi. MsC 36.

 

La prière est une relation, un échange entre l’âme et Dieu.

Cet échange a trois grandes modalités :

Nous pouvons échanger des paroles, des pensées, des regards.

 

Prière Vocale

Echange de paroles

(vocale ou mentale)

Méditation

Echange de pensée

Oraison

Echange de regard

 

 

« Je l’avise et il m’avise ».

Comment la relation se réalise-t-elle ?

Avec des mots, aller vers Dieu

Avec des pensées, aller vers Dieu

Avec la grâce de Dieu, regarder Dieu... venir à moi

3 images

Escalier

Les mots sont comme des marches où les pieds de mon âme prennent appuis pour aller vers Dieu.

« Pieds de mon âme prennent appuie » signifie soutenir attention à Dieu.

Jeu de miroir

accélérateur particules

Les pensées sont réfléchies et par cette combinaison

Simple regard : Contemplation

Quelque chose venant de l’autre retient mon attention.

 

Contemplation naturelle

Beauté musique. L’expérience esthétique forte crée un silence en moi et retient mon attention.

 

Contemplation surnaturelle

Dieu me donne de l’avoir comme unique objet de mon attention.

La contemplation consiste à recevoir.

 

C’est moi qui décide...

C’est Dieu qui décide...

 

L’attention à l’autre, condition de l’amour (C’est le sens de la lutte contre la distraction)

3 formes d’attention à Dieu !

 

Attention à Dieu par des mots

 

Attention à Dieu par des pensées

Attention à Dieu réalisée par Dieu

C’est le contact établi par la foi qui fait la relation  et donc la prière
L’art de la prière, c’est l’art de rester en contact pour maintenir la relation

Demeurez en moi comme je demeure en vous ! De même que le sarment, s'il ne demeure sur la vigne, ne peut de lui-même porter du fruit, ainsi vous non plus si vous ne demeurez en moi. Jn 15,4.
2. La prière dans tous ses états : Subjectivité de la prière

La prière connaît des atmosphères très variable selon notre météo intérieure.

La prière est donc une réalité au contour très mouvant : L’âme change comme l’action de Dieu sur nous… tous les jours ! => Attention aux définitions figées de la prière, attention aux méthodes tyranniques de prière … qui en définitives nous découragent en nous faisant penser que nous ne sommes pas fait pour prier !

 

Des êtres vivants avec nos particularités

La prière sera différente d’une âme à l’autre et pour une même âme d’un moment à l’autre.

Elle sera différenciée :

1.     Par les modes divers de l'action divine en chaque âme.

2.     Par la diversité des tempéraments, les différences d'âge, de développement, de culture et jusque dans la multiplicité des dispositions actuelles des âmes qui prient.

 

Suivant les tempéraments, cette relation d'amitié prendra une forme : intellectuelle, affective ou même sensible.

 

- L'enfant mettra son amour surnaturel pour Jésus dans un baiser, un sourire envoyé au tabernacle, une caresse à l'Enfant-Jésus, une expression de tristesse devant le crucifix.

- L'adolescent chantera son amour pour le Christ et le développera en utilisant les expressions et les images qui frappent son imagination et ses sens, en attendant que son intelligence se développe à l’âge adulte.

- L’adulte pourra utiliser ses pensées pour faire une oraison plus intellectuelle et plus nourrissante.

 

L'oraison épousera les formes mouvantes de nos dispositions. La maladie  | page #59 | ou seulement la fatigue qui rendent impossible l'activité ou du moins la maîtrise de telle ou telle faculté, la tristesse, la joie, les préoccupations, diversifieront cette relation qui doit toujours rester sincère et vivante pour demeurer une vraie prière.

 

Sous ces formes diverses et à travers toutes ces vicissitudes, la relation, la prière restera essentiellement la même. Souple et actif, l'amour qui anime cette relation utilisera tour à tour moyens et obstacles, ardeur et impuissance, intelligence ou imagination, sens extérieurs ou foi pure, pour assurer un aliment à sa vie quelques soient les modes nouveaux de son expression.

 

Suivant les tempéraments ou même les heures, il sera triste ou joyeux, ému ou insensible, silencieux ou expansif, actif ou impuissant, prière vocale ou recueillement paisible, méditation ou simple regard, oraison affective ou impuissance douloureuse, élévation d'esprit ou étreinte d'angoisse, enthousiasme sublime dans la lumière ou écrasement suave dans l'humilité profonde et, parmi ces divers modes, le meilleur pour l’âme sera celle qui l'unira le mieux à Dieu et lui assurera l'aliment le meilleur pour son développement et pour l'action.

 

Jésus monte dans la montagne et il appelle ceux qu'il voulait. Ils vinrent à lui 14 et il en établit douze pour être avec lui et pour les envoyer prêcher. Mc 3,14.

Donc, en définitive :

L'amour (= ici la prière) ne consiste pas à répandre des larmes ni à goûter ces douceurs et ces tendresses que l'on désire ordinairement pour y trouver de la consolation, il consiste à servir Dieu dans la justice, dans la force d'âme et dans l'humilité. STA

Conséquence - La liberté dans la prière : Indépendante des formes extérieures déterminées d'avance, la prière silencieuse ne connaît d'autre loi que la libre expression de deux amours qui se cherchent activement et, s’étant rencontrés, se donnent l'un à l'autre paisiblement dans la foi.

Pure subjectivité ? Aucune instance de vérification de la qualité de ma prière : Non car il y a des signes de l’action de Dieu dans une âme => de la qualité de sa prière = Progrès dans la vertu = Reconnaissance de l’arbre (de la prière) à ses fruites vertueux : Justice, force, tempérance, prudence, charité, foi, espérance, obéissance, chasteté, pauvreté, humilité.

3. Comment faire ?

Les trois grandes vérités fondamentales de la prière :

1.     Dieu réside en notre âme

2.     La prière c’est avoir une relation avec lui => Prier = S’intérioriser

3.     Pour s’unir à Lui par la foi, l’espérance et la charité.

 

C’est pourquoi STA dit que cette relation est essentiellement intime, c’est du : seul à seul, car l'amour a besoin d'intimité.

 

Le contact avec Dieu s'établit dans les profondeurs de l'âme en ces régions où Dieu réside comme une source qui se répand.

 

Quand ? Souvent ! Nous mangeons, dormons, respirons, prions… tous les jours

Combien de temps ? Assez longtemps pour que la grâce càd le don que Dieu nous fait de lui-même puisse avoir son effet. Nous sommes des êtres in statu viae = en statu de voie, en cheminement, c’est notre perfection propre.

 

Dans l’obscurité de la foi

Commerce d'amitié avec Dieu dont on se sait aimé

Les premiers termes de la définition relation intime d'amitié avec Dieu  évoquent en nous la pensée ou le souvenir de l'intimité affectueuse qui nous unit à certaines personnes. Nous rêvons d'une intimité semblable avec Dieu. Est-elle possible ?

 

La relation d'amitié avec Dieu dans l'oraison et les relations affectueuses avec un ami sont tous deux inspirés par l'amour, mais les deux amours ne sont pas du même ordre.

Le premier est surnaturel, le second est naturel.

 

Je vois l'ami que j’aime, j’apprécie par expérience ses qualités, je sens son affection pour moi et la mienne pour lui. Cette affection, même très pure, se développe dans le plan naturel et affecte mes facultés humaines.

Pour Dieu il en va autrement. Je ne vois pas Dieu auquel m'unit la prière. Il est pur Esprit, l'Être infini, insaisissable à mes facultés humaines. « Personne n'a jamais vu Dieu ; Dieu Fils unique, qui est dans le sein du Père, nous l'a dévoilé. » Jn 1,18.

 

 

| page #62 | La relation d'amitié qu’est la prière se développe entre des réalités surnaturelles (Dieu et notre foi) qui sont hors du domaine des facultés humaines. La foi nous les révèle avec certitude, mais sans dissiper le mystère qui les entoure. C'est donc grâce aux certitudes de la foi, mais à travers l'obscurité qu'elle laisse, que  se fera cette relation d'amitié avec Dieu dont on se sait aimé.

 

L'amour de Dieu pour nous est certain, la prise de contact avec Lui par la foi est certaine, mais le contact surnaturelle en Dieu peut se produire sans nous laisser une lumière, un sentiment, une expérience quelconque de la richesse que nous y avons véritablement, réellement puisée.

 

Car la relation d'amitié avec Dieu par la foi nous enrichit à tout coup. Dieu est Amour toujours diffusif. De même qu'on ne peut plonger sa main dans l'eau sans se mouiller, ou dans un brasier sans se brûler, de même on ne peut prendre contact avec Dieu par la foi sans puiser en sa richesse infinie.

 

 

 

Ecole paroissiale de prière : 2ème séance

 

1. Rappel du dernier épisode :

  1. Trois forme de prière : Vocale, Mentale et Contemplative.
  2. La prière dans tous ses états : fatigué, joyeux, préoccupé, abattu, dynamique… La relation d'amitié qu’est la prière est à la fois simple et profonde, vivante et surnaturelle, elle a des formes multiples.
  3. Exemple de la femme au flux de sang de Mc 5 : Prier c’est faire des actes de foi. Quand nous faisons des actes de foi, nous touchons Dieu.

 

Pour moi la prière, c'est un élan du cœur, c'est un simple regard jeté vers le Ciel, c'est un cri de reconnaissance et d'amour au sein de l'épreuve comme au sein de la joie ; enfin c'est quelque chose de grand, de surnaturel, qui me dilate l'âme et m'unit à Jésus…

Quelquefois, lorsque mon esprit est dans une si grande sécheresse qu'il m'est impossible d'en tirer une pensée pour m'unir au Bon Dieu, je récite très lentement un « Notre Père » et puis la salutation angélique ; alors ces prières me ravissent, elles nourrissent mon âme bien plus que si je les avais récitées précipitamment une centaine de fois... TEJ, MsC 25 // CEC 2558

 

 

2. La grande difficulté = L’insensibilité de la présence de Dieu

 

1.    Dieu est esprit or nous ne pouvons pas sentir un esprit, comme nous ne pouvons pas voir un son, entendre une couleur, toucher une odeur, sentir une lumière, etc.

 

2.    Dieu est infini et nous ne sommes capable que du fini.

 

3.    Dieu est saint et nous sommes pécheur => Chassés de sa présence car nous avons manqués de confiance. Désormais nous devons chacun pour notre compte donner notre foi à Dieu. Quand nous avons volé, on doit restituer. Quand on a menti rétablir la vérité. Quand on a manqué de confiance redonner sa confiance.

 

4.    Dieu est amoureux => Il veut que nous l’aimions pour lui-même et non pour ce qu’il nous apporte : Jésus dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, ce n'est pas parce que vous avez vu des signes que vous me cherchez, mais parce que vous avez mangé des pains à satiété. Jn 6,26. « Le but doit être (de) rechercher, non une satisfaction personnelle, mais celle de notre maître » Thérèse d’Avila ‘Vie écrite par elle-même’

 

 

 

3. Le développement de la vie d’oraison : 4 manières d’arroser un jardin

La prière se développera normalement avec la vie spirituelle dont elle est l’exercice essentiel.

STA illustre cette croissance par une comparaison : Les 4 manières d’arroser un jardin.

Comparaison : Jardin = notre âme / Jardinier = Dieu / Eau = la grâce

 

Il me semble qu'il y a quatre manières d'arroser un jardin :

1.    D'abord en tirant de l'eau d'un puits à force de bras, ce qui exige une grande fatigue de notre part (et une petite quantité d’eau obtenue à chaque fois !)

2.    Ou bien en tournant, à l'aide d'une manivelle, une noria garnie de godets, comme je l'ai fait moi-même quelquefois : avec moins de travail on puise une plus grande quantité d'eau.

3.    Ou bien en amenant l'eau soit d'un ruisseau (réseau de canaux dans le jardin) : la terre est alors mieux arrosée et mieux détrempée, il n'est pas nécessaire d'arroser aussi fréquemment et le jardinier a beaucoup moins de travail.

4.    Enfin il y a la pluie abondante : c'est le Seigneur qui arrose alors sans aucun travail de notre part, et ce mode d'arrosage est, sans comparaison, supérieur à tous ceux dont nous avons parlé.

 

La Sainte explique sa comparaison :

L’eau du puits

...Les âmes qui commencent à prier... sont celles qui tirent péniblement l'eau du puits. Elles se fatiguent, en effet, pour recueillir leur sens habitués à se répandre... Leur devoir est de s'appliquer à méditer la vie de Jésus-Christ, et cet exercice n'est pas sans fatigue pour l’intelligence... C'est là ce que j'appelle commencer à tirer l'eau du puits, et Dieu veuille qu'il y en ait.

 

La noria

Le jardinier, en faisant marcher une noria, puise une quantité d'eau plus grande, il se fatigue moins ; il n'est pas obligé de travailler sans cesse et peut prendre du repos.

C'est de cette manière d'arroser le jardin en l'appliquant à l'oraison qu'on  | page #64 | appelle oraison de quiétude que je veux m'occuper maintenant... C'est un recueillement des puissances au-dedans de nous pour jouir de ce contentement... Mais les puissances ne sont ni perdues ni endormies. La volonté seule est occupée, sans savoir comment, à se rendre captive. Elle ne peut que donner son consentement pour que Dieu l'emprisonne...

 

Le ruisseau et les canaux

La troisième eau... est une eau qui coule du ruisseau ou de la fontaine. Le Seigneur en effet veut aider si bien le jardinier qu'il prend pour ainsi dire sa place et fait presque tout le travail.

 

La pluie du ciel

La dernière eau tombe du ciel avec une telle abondance que, si la chose n’était impossible sur la terre, nous pourrions bien croire que la nuée elle-même de la Majesté infini se trouve avec nous dans cet exil. Cette quatrième eau produit parfois l'union complète ou même l'élévation d'esprit dans laquelle le Seigneur prend l'âme, et l'élève complètement de terre, comme les nuées ou le soleil attirent les vapeurs.

 

 

4. Les deux grandes phases de la vie spirituelle

 

L'oraison étant une relation d'amitié avec Dieu, la prière est par conséquent le fruit de deux activités :

-       l'amour de Dieu pour l'âme,

-       et l'amour de l'âme pour Dieu.

 

STA distingue deux phases dans le développement de cette double activité.

 

Dans la première phase, Dieu témoigne son amour par un secours général ou grâce ordinaire accordée à l'âme  elle-même qui garde l'initiative et la part principale d'activité dans l'oraison.

=> Nous conduisons notre voiture et nous accueillons Dieu à notre bord.

 

Dans la deuxième phase, Dieu, intervenant dans l'oraison par un secours particulier de plus en plus puissant, affirme progressivement sa maîtrise sur l'âme et y établit son règne parfait.

=> Nous donnons le volant à Dieu et nous prenons la place de passager.

 

La première phase, qui correspond à la première façon d'arroser le jardin en tirant péniblement l'eau du puits, comprend les trois premières Demeures du Château Intérieur.

 

La deuxième phase, qui correspond aux trois autres façons d'arroser le jardin, comprend les quatre autres Demeures plus intérieures.

 

Progrès et perception sensible

Le progrès de l'oraison => le rapprochement de l’âme et de Dieu ne s'établit pas d’après :

-       l'intensité des effets sensibles.

-       la diminution de l'effort de l'âme pour aller vers Dieu.

 

Dans le Château Intérieur, il apparaît plus nettement que sainte Thérèse considère davantage :

-       la qualité de l'amour

-       l'excellence des effets produits : humilité, espérance, foi, etc.

 

L’oraison, la prière, échange d’amitié, est plus haute lorsqu’un amour divin plus qualifié l'anime.

Et la qualité de cet amour s'affirme, par son efficacité sur les activités humaines qu'il sait régler et soumettre à Dieu qui habite dans l'âme.

 

L'oraison sera parfaite lorsque, dans l'âme transformée par l'amour, toutes les énergies, fortes et assouplies, seront constamment à la disposition des délicates motions de l'Esprit de Dieu.

 

5. Conduite d’un temps de prière :

Voir feuille : Manuel de survie pour faire oraison…

 

6. Le jeune homme riche : (Mc 10.17-31 ; Lc 18.18-30; 13.30)

16 Et voici qu'un homme s'approcha de lui et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » 17 Jésus lui dit : « Pourquoi m'interroges-tu sur le bon ? Unique est celui qui est bon. Si tu veux entrer dans la vie, garde les commandements. » – 18 « Lesquels ? » lui dit-il. Jésus répondit : « Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d'adultère. Tu ne voleras pas. Tu ne porteras pas de faux témoignage. 19 Honore ton père et ta mère. Enfin : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » 20 Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l'ai observé. Que me manque-t-il encore ? » 21 Jésus lui dit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi ! » 22 A cette parole, le jeune homme s'en alla tout triste, car il avait de grands biens.

 

 

Ecole paroissiale de prière : 3ème Ecole d’oraison : Se connaître et connaître Dieu

 

- Paper board pour dessin de l’âme

- Annoncer les 24 heures pour Dieu

 

1.             Intro – rappel – transition : Retenons tout de même quelques conseils

 

La prière a besoin de nourriture, de carburant, d’énergie :

-       Soit elle vient de Dieu qui recueille lui-même l’âme et lui permet d’être attentive à sa présence par une grâce de contemplation.

-       Soit elle vient de l’âme si Dieu ne l’a donne pas.

o   Méditation

§  Révélation = Parole de Dieu + Tradition

§  1ère énergie = La vérité révélée => La Parole de Dieu

§  2ème énergie = La tradition => Le catéchisme de l’Eglise Catholique : « Seule la vérité dont l'Eglise est la gardienne et la dispensatrice, peut donner à l'âme la nourriture substantielle et l'appui ferme dont elle a besoin pour aller à Dieu » (p. 208).

o   Prière vocale : Il n'est pas de contemplatif qui n'ait expérimenté parfois dans les sécheresses de l'oraison ou dans les angoisses, combien les facultés trouvent de force et d'apaisement à égrener lentement des « Ave Maria » ou à réciter lentement des versets du « Miserere Ps 50 » (p. 172).

 

La prière a besoin de silence

le silence intérieur et extérieur (p. 362-388), et la solitude d'autant plus protégée qu'elle est intermittente et qu'on a, malheureusement, peu de temps à consacrer vraiment à la prière (p. 389-402).

 

La prière a besoin de trouver une compagnie

- Se recueillir = Trouver la compagnie de Dieu qui est silencieux !

 

- Quand elle va faire oraison, « Thérèse d'Avila ne cherche ni pensée à pénétrer, ni sentiment, ni impression spirituelle à savourer ; elle ne consent à considérer sur sa route que ce qui peut la conduire au but. Avoir trouvé Jésus, Lui parler ou simplement Le regarder lui suffit ; c'est son oraison. L'amour qui avait hâte de trouver est satisfait par ce simple contact » (p. 192).

 

- Et de toute façon : « De même qu'on ne peut plonger sa main dans l'eau sans se mouiller, (...) de même on ne peut prendre contact avec Dieu par la foi sans puiser en sa richesse infinie. (...) Indépendamment des grâces particulières qu'il a pu demander et obtenir, il puise en Dieu une augmentation de vie surnaturelle, un enrichissement de charité » (p. 62).

 

 

 

 

2.             Comment savoir que notre oraison est contemplative : Les 3 signes

 

Même s’il ne s’agit pas de s’analyser en oraison, comment savoir que notre oraison est authentiquement contemplative ? Les grands mystiques, surtout Jean de la Croix, donnent trois signes d’une oraison vivante, contemplative. Ces trois signes ne se retrouvent pas seulement en oraison, mais aussi dans notre vie de tous les jours. Ils sont les suivants :

 

1 - Premier signe / L’impression grosse difficulté ou impuissance à méditer. On n’arrive plus à méditer comme auparavant. Dans la Montée du Carmel, voilà ce qu’écrit Jean de la Croix de celui qui fait oraison :

“ La première marque (d’entrée dans la contemplation) est de voir en soi qu’on ne peut plus méditer ni discourir avec l’imagination et qu’il n’y a plus de goût (pour cette méditation) comme auparavant : au contraire, l’âme trouve désormais de l’aridité là ou autrefois ses sens trouvaient des sensations, de la lumière, de l’intérêt. ” (M.C., livre II, chap.13)

 

2 - Deuxième signe de la contemplation, est celui d’un certain dégoût généralisé :

“ Le deuxième signe est quand le priant voit qu’il n’a aucun désir de mettre l’imagination ni le sens en d’autres choses particulières, extérieures, ni intérieures qu’en Dieu. “  (ibid.)

 

Ces deux premiers signes sont négatifs, ils sont ambigus. Ils pourraient être signe d’un tempérament mélancolique, maladif ou de la tiédeur de l’âme.

Il faut donc leur ajouter un troisième signe que donne Jean de la Croix. Ce signe est positif : Le souci habituelle des choses de Dieu.

 

3 - Troisième signe / Il y a un attrait général, un je ne sais quoi qui nous attire et qui nous donne un souci habituelle des choses de Dieu.

Jean de la Croix ajoutera, dans le livre de la Nuit Obscure (Livre I, chap.9) ceci :

“ On se souvient de Dieu avec sollicitude et souci affligeant, pensant qu’on ne le sert pas, mais qu’on ne fait que reculer, se voyant sans saveur aux choses de Dieu. Car à cela on reconnaît que ce dégoût et sécheresse ne vient d’aucune lâcheté ni tiédeur : parce que la tiédeur a cela de propre de ne se soucier guère des choses de Dieu. ”

 

Jean de la Croix poursuit (M.C., livre II, chap.13) :

“ La troisième marque, et la plus certaine, est si l’âme prend plaisir à être seule avec Dieu en ayant pour lui une attention amoureuse, sans qu’il y est une considération particulière, en paix intérieure, quiétude et repos, sans acte ni exercice des puissances ( = l’intelligence, la volonté, la mémoire),… mais seulement qu’elle demeure avec l’attention et connaissance générale amoureuse que nous disons, sans intelligence particulière et sans en comprendre l’objet. ”

 

Autrement dit, on est comme conduit à l’oraison par un attrait intérieur mystérieux, ce que j’appellerai un instinct spirituel, qui fait que malgré toutes les difficultés, on y trouve son compte, on est heureux.

 

Histoire PME & religieuse dans la sécheresse et difficultés spirituelles :

« Et bien ma sœur, arrêtez de prier ma sœur !

Ah ! Non, vous n’y pensez pas !!!

Alors, vous voyez bien qu’il se passe quelque chose dans cette prière sèche ! »

 

 

3.             L’oraison est un combat - Distraction

 

Si nous voulons prier, nous devons accepter de combattre.

 

Faire ici le schéma de l’âme pour parler des distractions en distinguant différentes parties de l’âme !

 

Est-ce que cela vous est déjà arrivé de distinguer différent endroit dans votre intériorité, dans votre âme ?

Notre âme comporte des faubourgs, des périphéries et des lieux plus centraux.

La périphérie est la partie plus sensible, le centre la partie plus spirituelle de l’âme.

 

Dans les faubourgs de mon âme, à la périphérie, il peut y avoir par période beaucoup d’agitation. Le corps, l’imagination, l’intelligence peuvent alors vouloir reprendre le dessus. C’est l’agitation, parfois la tempête.

Mais cette agitation se situe, comme le dit Jean de la Croix, dans les faubourgs de l’âme.

 

Au centre de l’âme peut régner une paix que je ne repère pas tout de suite tant :

-       Mon attention est attirée par ce qui est bruyant.

-       J’ai peu l’habitude de repérer cette fine, discrète zone de silence en moi !

 

ð  Voilà une grande découverte assez déconcertante :

o   Notre âme a plusieurs parties.

o   Ces parties ne sont pas toutes recueillies en même temps !

o   Notre âme peut donc être simultanément en partie recueillie et en partie distraite !

o   Notre âme peut-être aussi entièrement distraite et entièrement recueillie.

 

Cela parle surtout aux âmes qui ont expérimentée la contemplation car alors, expérimentalement, ces zones apparaissent, sont perçues.

 

Vous vous souvenez des trois grandes vérités de la vie spirituelle :

  1. Dieu est en nous
  2. La vie spirituelle consiste donc à s’intérioriser
  3. Pour nous unir à Dieu… dans la foi, l’espérance et la charité.

 

La lutte que nous allons engager va consister essentiellement à revenir à Dieu par la foi.

 

4.             Reprenons l’ensemble de la démarche :

 

Je pose un acte de foi.

 

Si ça tient, si ça accroche, je me laisse faire. Je ne recommence pas indéfiniment mes actes de foi. On risquerait d’éteindre la flamme en rajoutant des grosses bûches. L’image est de Ste Thérèse d’Avila.

 

Si ça ne tient pas, si je prends à nouveau conscience de moi-même, de mes difficultés, de cette tempête, au moment où j’ai cette prise de conscience, je ne regarde plus Dieu. Je vais donc revenir à Dieu par un acte de foi.

 

Et ainsi de suite.

 

Généralement, les premières oraisons sont difficiles, parce qu’on s’y prend mal.

 

Mais l’apprentissage se fait petit à petit. On est guidé par la foi elle-même, qui est comme un instinct spirituel. Vous verrez vous-mêmes, si vous êtes patients, et si vous avez soif de Dieu.

 

Et c’est capital d’avoir et de susciter en soi le désir de Dieu.

 

Il arrive parfois que la tempête soit trop forte. Il faut alors reprendre sa lecture pour s’apaiser. Méditez, prenez du temps, et refaites votre acte de foi.

 

Pourquoi ces agitations ? Elles viennent souvent de l’imagination. Pourquoi l’imagination s’agite-t-elle ? Parce qu’elle n’a plus d’objet, plus de nourriture, en fait parce que Dieu ne la saisit pas. Elle est par nature gyrovague. 

 

Celui qui veut la maîtriser totalement n’y arrivera pas, et perdra ses forces inutilement.

Ex : C’est comme vouloir arrêter un train qui est entrain de partir en saisissant une rampe qui sert à y monter… on va se faire emporter.

 

Attention à la distraction qui consiste à s’en vouloir d’être… distrait !

 

Il faut la laisser divaguer, sans s’en préoccuper. Et puis, de temps en temps, il faut la brider quand elle prend trop de place. Mais ne passez pas votre temps à courir derrière. Laissez là. Elle ne vous empêchera pas de trouver Dieu et d’y être mystérieusement uni. C’est l’acte de foi qui m’unit à Dieu. Dés qu’il est posé, il faut se laisser attirer, se laisser porter par Dieu.

 

 

5.             L’oraison, source de fidélité

 

Importance de durée dans la prière

Faire oraison nous permet d’être présent à Dieu dans la durée. C’est dans la durée que s’opère cet échange. Il est évident que, qu’on aime quelqu’un, on lui donne du temps. Il faut donc d’emblée se fixer un temps suffisamment long.

Pas moins de 15 à 20 mn !

Et s’y tenir coûte que coûte. L’oraison ne peut avoir d’effet que si nous y sommes fidèles (tous les jours) et que nous y durions (au moins 20 mn !).

Ex : Il faut du temps pour arroser une plante !

         

On ne peut être contemplatif que si l’on demeure fidèle à porter notre regard sur Dieu. Et c’est difficile. L’âme souffre. Il faut, comme dit Thérèse d’Avila, un mâle courage (p.840).

 

C’est difficile parce que souvent, nous ne verrons que la noirceur de notre être : pensées qui remontent, qui vous accablent en permanence, un peu comme une obsession, faiblesses, regards sur soi négatifs, sentiment d’abandon, … etc. …

 

Dans la prière il y a des moments de Thabor où nous sommes avec Dieu sur la montagne, dans la lumière.

Mais il y a aussi parfois des Gethsémani. Le contact entre la Transcendance et notre être crée une tension. Ca fume comme sur la montagne du Sinaï.

Le mont Sinaï n'était que fumée, parce que le Seigneur y était descendu dans le feu ; sa fumée monta, comme la fumée d'une fournaise, et toute la montagne trembla violemment. Ex 19,18.

 

Les trois états de l’âme en purification : Buche humide qui fume

St. Jean de la Croix compare l’âme à un morceau de bois humide. Quand il est jeté dans le brasier, ça fume, ça crisse, jusqu’à ce qu’il devienne comme le brasier. Et bien c’est cette transformation qui se vit en oraison, et se prolonge en dehors de l’oraison. Nous sommes progressivement changé en feu, le feu de la charité, le feu de Dieu. Nous devenons déiformes, participant de la nature divine, comme le dit la deuxième épître de Pierre (2 P.1,4).

Il suffit de se souvenir de Mère Térèsa, qui exigeait pour ses sœurs un temps d’oraison, parce que c’est là qu’on puise la charité et qu’on l’exerce déjà.

 

Il s’agit donc de prendre sa croix, parfois pour aller prier, il faudra accepter de porter une croix (p.841). L’œuvre que Dieu accomplit, c’est une œuvre de purification et de participation à la redemption.

D’où tant d’aspect négatif qui ressortent psychologiquement, et qui sont grossis à cause de nos tempéraments modernes. La lumière de Dieu blesse, mais c’est pour guérir. Vous voyez : ce sont les antinomies de la vie spirituelle. Dieu blesse pour guérir. C’est l’expérience de Jean de la Croix. Et c’est vrai. Celui qui n’éprouve jamais de difficultés en oraison, ne fait sûrement pas oraison. Il dort peut-être. Et ça arrive. Mais enfin, il ne fait pas oraison.

 

L’intelligence, la mémoire, la volonté vont être progressivement réorientées sur l’essentiel. L’oraison, c’est une activité très haute de notre esprit, même quand nous avons l’impression d’être surtout passif. Etre contemplatif, c’est déjà être actif. C’est retrouver le mouvement naturel de notre être qui a besoin de Dieu pour se réaliser.

 

 

 

 

 

 

 

Ecole paroissiale de prière : 4ème Ecole d’oraison

 

 

 

Les dons du Saint-Esprit

 

1. Eblouissement et révélation des tendances

Par la prière nous nous rapprochons de Dieu.

Or Dieu est lumière.

Cet éblouissement de l’âme par la lumière qu’est Dieu a deux conséquences :

-       Nous sommes éblouies => aveuglement = Obscurité de notre vie spirituelle.

-       Nous voyons mieux les tâches de nos âmes = les tendances = les propensions, les pentes à l’orgueil, l’égoïsme, l’impureté, la jalousie, la rancœur, la paresse, la gourmandise, etc.

 

Articulation : Sagesse d’amour & don du SE

 

2. Les dons du Saint Esprit : première approche

Comparaison voiture / nous conduisons / Dieu est passager = Demeures 1,2,3.

Dieu veut prendre les commandes, l’âme manifeste son acceptation = Demeures 4

Dieu prend effectivement les commandes, notre volonté et le reste = Demeures 5,6,7.

Cette invasion, cette descente, cette action, cette prise de contrôle de Dieu, cette coopération qui devient progressivement dominatrice se fait par les dons.

 

 

3. La révélation des dons du SE dans l’Ecriture

Nous savons que les dons existent.

Le prophète Isaïe dit que le Messie aura la plénitude des dons du SE et il les énumère

(Is 61.1-2) : L'Esprit du Seigneur DIEU est sur moi.

Le Seigneur, en effet, a fait de moi un messie,

il m'a envoyé porter joyeux message aux humiliés,

panser ceux qui ont le coeur brisé,

proclamer aux captifs l'évasion,

aux prisonniers l'éblouissement,

2 proclamer l'année de la faveur du Seigneur,

 

C’est ce qu’avait prophétisé Is 7,1-2 :

1 Un rameau sortira de la souche de Jessé,

un rejeton jaillira de ses racines.

2 Sur lui reposera l'Esprit du Seigneur :

esprit de sagesse et de discernement,

esprit de conseil et de vaillance,

esprit de connaissance et de crainte du Seigneur

3 - et il lui inspirera la crainte du Seigneur.

 

Le Seigneur recevra l'Esprit Saint (Mt.3.16) et quand il se présentera à Nazareth à ses compatriotes, il tombera tout à fait providentiellement, volontairement, sur ce passage d’Isaïe et il dira : "cette parole se réalise aujourd'hui. L’Esprit m’a oint, l’Esprit est descendu sur moi" (Lc.4.18).

C’est la plénitude annoncée par Isaïe, il est l’élu de Dieu. C’est là son signe, le signe auquel Jean- Baptiste l'a reconnu (Jn.1.32) comme l’élu de Dieu, le Messie : il a vu l’Esprit descendre sur lui.

 

 

4. Une capacité de recevoir.

Ces dons énumérés par Isaïe sont entrés dans notre théologie spirituelle chrétienne.

Nous disons que notre grâce a :

-       des vertus actives qui sont les "vertus théologales"

-       des "vertus morales infuses'' c'est à dire qui font partie de notre "organisme surnaturel"

-       et des "dons".

 

Des voiles

Saint Thomas le compare à la voile du navire. Le bateau a beau avoir des voiles il ne marche pas, mais si la voile est hissée : que le vent arrive, le bateau va avancer.

Donc, c'est une puissance réceptive, la voile du navire.

 

Une anse de panier

C’est une anse : je me sers d'une anse pour porter un panier.

 

Une antenne

J'ai une antenne pour recueillir les ondes hertziennes. Voilà ! L'antenne d'elle-même ne fait rien, mais elle est une capacité de recevoir quel­que chose.

 

Un entonnoir

Qui permet de guider le liquide vers… comme les influences de l’ES sont reçues dans l’âme.

 

Voilà ce qu’est un don, une capacité de recevoir et cela fait partie de notre organisme surnaturel.

         

Pourquoi le bon Dieu nous a-t-il donné ces passivités ?

Pour agir en nous et pour agir par nous.

 

Par les dons, Dieu nous influence

Ces passivités que sont les dons correspondent justement à une influence de Dieu.

Il est difficile de préciser exactement cette action de Dieu par les dons mais saint Jean de la Croix parlera d’"influence" et c'est peut-être le mot qui la qualifie le mieux.

 

On ne saurait l'appeler à proprement parler "grâce" ; ce n 'est pas une grâce sanctifiante, ce n’est pas du domaine de la grâce sanctifiante. La "grâce sanctifiante" est donnée directement à l’âme sans passer par les dons. C’est une influence, une action de Dieu, une lumière, une puissance, une motion, quelque chose qui nous arrive par les dons.

 

Dieu agit par les dons comme il veut.

Un don, une passivité peut se perfectionner.

Perfectionner une passivité = la sensibiliser.

Cette capacité de recevoir va s’affiner, va devenir plus délicate, plus réceptive.

 

Cela signifie deux choses :

1.    Dieu aura moins besoin de force pour nous guider

2.    L’âme sera plus réactive à la moindre motion divine

 

5. Combien y-a-t-il de dons ?

La tradition dit qu’il y a 7 dons :

-       crainte & piété

-       conseil & force

-       science, intelligence & sagesse

 

Nous pourrions dire aussi que c’est 7 dons sont 7 modalités différentes d’un même don = la capacité réceptive de la charité.

 

La charité est une puissance d'union; elle unit l’aimant à l’aimé et vice versa.

Pour réaliser cette union la charité possède deux aspects :

1.    Une force de proposition, d’initiative pour se porter vers l’aimé

2.     Et en même temps une seconde force, plutôt réceptive, passive pour recevoir celui qu’on aime.

 

Comparons avec de mes deux mains dont les doigts s’entrecroisent

J’unis mes deux mains en unissant mes 10 doigts. Ils s’entrecroisent.

Il y a entre chacun une réceptivité, un creux, un espace = une puissance passive de recevoir. Mes doigts entrent dans cette réceptivité et en même temps reçoivent les autres. Donc, puissance active, puissance passive :

-       La puissance active, ce serait la charité qui émet, qui se porte vers, qui est dynamique.

-       La puissance passive, ce serait la réceptivité de la charité. Le don donne de recevoir. Recevoir c’est donner !

 

6. Comment distinguer les dons = par leurs effets

Comment alors les distinguons-nous ? Nous les distinguons par les effets : lumière, force etc... Il y a un effet principal mais quand nous regardons de bien près nous voyons que cet effet principal est accompagné de tous les autres, que l'influence de Dieu par le don ou par les dons, en somme, produit tous les effets.

 

 

7. Exemples de dons du Saint Esprit

 

1. Crainte - Exemple du don de crainte dans la vie de Moïse

Dieu donne à Moïse le don de crainte :

-          Jour de la conversion de Moïse.

-          Jour où Dieu saisit de Moïse comme son instrument libérateur de son peuple.

"Moïse faisait paître le troupeau de son beau-père Jéthro, prêtre de Madiân. Il mena le troupeau au-delà du désert et parvint à la montagne de Dieu, à l'Horeb. 2 L'ange du Seigneur lui apparut dans une flamme de feu, du milieu du buisson. Il regarda : le buisson était en feu et le buisson n'était pas dévoré. 3 Moïse dit : « Je vais faire un détour pour voir cette grande vision : pourquoi le buisson ne brûle-t-il pas ? » 4 Le Seigneur vit qu'il avait fait un détour pour voir, et Dieu l'appela du milieu du buisson : « Moïse ! Moïse ! » Il dit : « Me voici ! » 5 Il dit (voici le don de crainte en action) : « N'approche pas d'ici ! Retire tes sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte. » 6 Il dit : « Je suis le Dieu de ton père, Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob. » Moïse se voila la face, car il craignait de regarder Dieu." Ex 3,1-6.

 

Ce n’est pas parce que Dieu se fait proche qu’il cesse d’être grand. A lui est dû le respect que règle justement en nous la crainte révérencielle. C'est une première étape qui doit petit à petit nous permettre de donner à Dieu tout l’amour dont notre cœur est capable.

 

2. Piété – Exemple de Jésus

Ah ! Si le SE nous donnait quelque chose de la piété du Fils, de la piété de Jésus, pour son Père ! Comme tout serait plus facile, plus profond, plus juste, plus ardent, plus respectueux pour Dieu et plus profitable pour nous et pour les autres...

La première et la dernière parole de Jésus témoigne de cette piété filiale constamment présente dans la vie du Seigneur.

"En entrant dans le monde, le Christ dit : De sacrifice et d'offrande, tu n'as pas voulu, mais tu m'as façonné un corps. 6 Holocaustes et sacrifices pour le péché ne t'ont pas plu. 7 Alors j'ai dit : Me voici, car c'est bien de moi qu'il est écrit dans le rouleau du livre : Je suis venu, ô Dieu (ô Père), pour faire ta volonté." He 10,5-7

 

A 12 ans, Jésus laisse parler en lui l’Esprit de piété quand il répond à Joseph et Marie qui le cherchent :

"Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu'il me faut être chez mon Père ?" Lc 2,49

 

A 30 ans, durant sa vie publique, voici que l’Esprit de piété parle en Jésus et le fait jubiler :

« À cette heure même, il tressaillit de joie sous l'action de l'Esprit Saint et il dit : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir. » Lc 10,21.

 

Ce Fils fait toujours ce qui plait au Père :

"Celui qui m'a envoyé est avec moi : il ne m'a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui plaît." Jn 8,29.

 

Sur la croix, au soir de sa vie publique il s’écrie encore :

"Père, entre tes mains, je remets mon esprit. Et sur ces mots, il expira." Lc 23,46.

 

Et Jésus nous entraîne à sa suite dans ce courant de piété filiale :

"Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfaits." Mt 5,48.

 

Exemple de S. Paul

L’apôtre S. Paul s’est particulièrement laissé entrainé à la suite de Jésus à vivre cette belle piété filiale :

"Je fléchis les genoux devant le Père, de qui toute (famille : patria, paternité : pater) tient son nom, au ciel et sur la terre." Ep 3, 14-15

 

3. Force - Exemple de la patience = force de STEJ

 

Diacre S. Laurent sur son grill & Christ en croix

L'expérience du don de force dans le Christ en croix, même au point de vue extérieur, est plus parfaite et plus complète parce qu'elle est justement négative. Négative dans le sens où cette force s’exprimer et soutient le Christ, mais lui-même ne rend compte que de sa faiblesse et de sa souffrance.

Nous ferions la même remarque au sujet de l'expérience du don de force chez sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus sur son lit de mort.

« Je ne croyais pas qu'il fût possible de tant souffrir, disait-elle. Le vase est plein jusqu'au bord... mais je suis dans une paix étonnante !»

 

Cette plainte est non pas corrigée mais complétée par sa patience héroïque et par cette autre parole :

 « Je ne me repens pas de m'être livrée à l'Amour. » (CJ 30.9).

 

TEJ disait à la fin de sa vie, dans l'infirmerie de son Carmel, sur son lit de souffrance :

"Je n'a pas encore eu une minute de patience ! Ce n'est pas la mienne ! On se trompe toujours !" CJ 18.8.4. (18 août 1897).

 

Cette dépendance complète à Dieu qui s'appuie en même temps sur une pauvreté spirituelle absolue et sur le secours de Dieu continuel, constitue la perfection de la grâce filiale et marque le règne parfait de Dieu dans l'âme. Encore une fois, S. Paul écrit :

"Ceux-là sont fils de Dieu qui sont conduit par l'Esprit de Dieu." Rm 8,14.

 

En cet état spirituel si élevé, l'âme, semble-t-il, reste habituellement éveillée sous l'action de Dieu et elle y coopère par un suave abandon. Mais il arrive aussi que Dieu intervienne dans l'âme sans que celle-ci en ait la moindre conscience. Dieu saisit une faculté et, sans lui révéler son emprise, il lui fait poser un acte qui paraît naturel mais dont les effets surnaturels révèlent avec certitude la motion divine efficace qui l'a produit.

 

 

4.Don de conseil – Exemple de Jésus

Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues, on vous mettra en prison ; on vous traînera devant des rois et des gouverneurs à cause de mon nom. 13 Cela vous donnera une occasion de témoignage. 14 Mettez-vous en tête que vous n'avez pas à préparer votre défense. 15 Car, moi, je vous donnerai un langage et une sagesse que ne pourra contrarier ni contredire aucun de ceux qui seront contre vous. 16 Vous serez livrés même par vos pères et mères, par vos frères, vos parents et vos amis, et ils feront condamner à mort plusieurs d'entre vous. 17 Vous serez haïs de tous à cause de mon nom ; 18 mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. 19 C'est par votre persévérance que vous gagnerez la vie. Lc 21,12-19.

 

Jésus et le don de conseil

Faut-il payer l’impôt à César ? Mt 22 : Rendez à César ce qui est à César.

Faut-il lapider cette femme adultère ? Jn 8 : Que le sans péché parmi vous lui jette la première pierre.

 

Exemple de Mère Geneviève à S. TEJ

« Ah ! Je croyais avoir fini mais je ne vous ai encore rien dit de mon bonheur d'avoir connu notre Sainte Mère Geneviève... C'est une grâce inappréciable que celle-là ; eh bien, le Bon Dieu qui m'en avait déjà tant accordé, a voulu que je vive avec une Sainte, non point inimitable, mais une Sainte sanctifiée par des vertus cachées et ordinaires...

Plus d'une fois j'ai reçu d'elle de grandes consolations, surtout un dimanche. — Me rendant comme à l'ordinaire afin de lui faire une petite visite, je trouvai deux Soeurs auprès de Mère Geneviève ; je la regardai en souriant et m'apprêtais à sortir puisqu'on ne peut pas être trois auprès d'une malade, mais elle, me regardant avec un air inspiré, me dit :

« Attendez, ma petite fille, je vais seulement vous dire un petit mot. A chaque fois que vous venez, vous me demandez de vous donner un bouquet spirituel, eh bien, aujourd'hui je vais vous donner celui-ci : Servez Dieu avec paix et avec Joie, rappelez-vous, mon enfant, que notre Dieu, c'est le Dieu de la paix. »

Après l'avoir simplement remerciée, je sortis émue jusqu'aux larmes et convaincue que le Bon Dieu lui avait révélé l'état de mon âme « ce jour-là j'étais extrêmement éprouvée, presque triste, dans une nuit telle que je ne savais plus si j'étais aimée du Bon Dieu, mais la joie et la consolation que je sentis, vous les devinez, ma Mère chérie !...

Le Dimanche suivant, je voulus savoir quelle révélation Mère Geneviève avait eue ; elle m'assura n'en avoir reçu aucune, alors mon admiration fut encore plus grande, voyant à quel degré éminent Jésus vivait en elle et la faisait agir et parler. Ah ! Cette sainteté-là me paraît la plus vraie, la plus sainte et c'est elle que je désire car il ne s'y rencontre aucune illusion... » Ms A, 78.

 

Exemple saveur du dogme trinitaire

Voici une âme en prière. Aujourd’hui, elle a décidé de se recueillir et d’alimenter sa prière en faisant un acte de foi dans la présence de la Trinité sainte en elle. Elle fait cet acte de foi. Rien ne se passe semble-t-il. Mais, tandis qu'elle se disposait à revenir avec son intelligence vers la vérité dogmatique pour y trouver un aliment à un nouvel acte de foi, soudain de l'obscurité du mystère dans lequel elle a pénétré par la foi jaillit une saveur, une lumière confuse, un je ne sais quoi qui la retient, l'invite à rester paisible en ce mystère dont l'obscurité ne s'est point dissipée, et la sollicite peut-être même à y pénétrer plus avant.

 

Exemple d’une infirmière qui soigne le Christ

Voici une infirmière qui soigne un malade avec un dévouement surnaturel qu'anime le sentiment du devoir. Humainement, professionnellement et chrétiennement cette chrétienne, membre du service médicale fait tout ce qu’elle doit et peut faire. Mais voici que soudain lui est découvert d'une façon concrète et vivante que ce malade qu’elle soigne est un membre du Christ souffrant. Elle voit en lui avec une conscience nouvelle et inégalée son Christ bien-aimé. Désormais elle est suavement portée par un amour qu'elle ne se connaissait pas, elle continue sa mission charitable avec une douceur et une délicatesse incomparables.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecole paroissiale de prière : 5ème séance

 

La parabole du petit oiseau : Ms B, 4 v – 5 r.

     1. Comment une âme aussi imparfaite que la mienne peut-elle aspirer à posséder la plénitude de l'Amour?... O Jésus! mon premier, mon seul Ami, toi que j'aime UNIQUEMENT, dis-moi quel est ce mystère? Pourquoi ne réserves-tu pas ces immenses aspirations aux grandes âmes, aux Aigles qui planent dans les hauteurs?... Moi je me considère comme un faible petit oiseau couvert seulement d'un léger duvet, je ne suis pas un aigle j'en ai simplement les yeux et le coeur car malgré ma petitesse extrême j'ose fixer le Soleil Divin, le Soleil de l'Amour et mon coeur sent en lui toutes les aspirations de l'Aigle.

      2. Le petit oiseau voudrait voler vers ce brillant Soleil qui charme ses yeux, il voudrait imiter les Aigles ses frères qu'il voit s'élever jusqu'au foyer Divin de la Trinité Sainte... hélas! tout ce qu'il peut faire, c'est de soulever ses petites ailes, mais s'envoler, cela n'est pas en son petit pouvoir! Que va-t-il devenir? mourir de chagrin se voyant aussi impuissant?... Oh non! le petit oiseau ne va pas même s'affliger. Avec un audacieux abandon, il veut rester à fixer son Divin Soleil; rien ne saurait l'effrayer, ni le vent ni la pluie, et si de sombres nuages viennent à cacher l'Astre d'Amour, le petit oiseau ne change pas de place, il sait que par delà les nuages son Soleil brille toujours, que son éclat ne saurait s'éclipser un seul instant.

     3. Parfois il est vrai, le coeur du petit oiseau se trouve assailli par la tempête, il lui semble ne pas croire qu'il existe autre chose que les nuages qui l'enveloppent; c'est alors le moment de la joie parfaite pour le pauvre petit être faible. Quel bonheur pour lui de rester là quand même, de fixer l'invisible lumière qui se dérobe à sa foi !

     4. Jésus, jusqu'à présent, je comprends ton amour pour le petit oiseau, puisqu'il ne s'éloigne pas de toi... mais je le sais et tu le sais aussi, souvent, l'imparfaite petite créature tout en restant à sa place (c'est-à-dire sous les rayons du Soleil,) se laisse un peu distraire de son unique occupation, elle prend une petite graine à droite et à gauche, court après un petit ver... puis rencontrant une petite flaque d'eau elle mouille ses plumes à peine formées, elle voit une fleur qui lui plaît, alors son petit esprit s'occupe de cette fleur... enfin ne pouvant planer comme les aigles, le pauvre petit oiseau s'occupe encore des bagatelles de la terre.  

     5. Cependant après tous ses méfaits, au lieu d'aller se cacher dans un coin pour pleurer sa misère et mourir de repentir, le petit oiseau se tourne vers son Bien-Aimé Soleil, il présente à ses rayons bienfaisants ses petites ailes mouillées, il gémit comme l'hirondelle et dans son doux chant il confie, il raconte en détail ses infidélités pensant dans son téméraire abandon acquérir ainsi plus d'empire, attirer plus pleinement l'amour de Celui qui n'est pas venu appeler les justes mais les pécheurs...

     6. Si l'Astre Adoré demeure sourd aux gazouillements plaintifs de sa petite créature, s'il reste voilé... eh bien! la petite créature reste mouillée, elle accepte d'être transie de froid et se réjouit encore de cette souffrance qu'elle a cependant méritée... O Jésus! que ton petit oiseau est heureux d'être faible et petit, que deviendrait-il s'il était grand?... "Jamais il n'aurait l'audace de paraître en ta présence, de sommeiller devant toi... Oui, c'est là encore une faiblesse du petit oiseau lorsqu'il veut fixer le Divin Soleil et que les nuages l'empêchent de voir un seul rayon, malgré lui ses petits yeux se ferment, sa petite tête se cache sous la petite aile et le pauvre petit être s'endort, croyant toujours fixer son Astre Chéri.

     7. A son réveil, il ne se désole pas, son petit coeur reste en paix, il recommence son office d'amour, il invoque les anges et les Saints qui s'élèvent comme des Aigles vers le Foyer dévorant, objet de son envie et les Aigles prenant en pitié leur petit frère, le protègent, le défendent et mettent en fuite les vautours qui voudraient le dévorer. Les vautours, images des démons, le petit oiseau ne les craint pas, il n'est point destiné à devenir leur proie, mais celle de l'Aigle qu'il contemple au centre du Soleil d'Amour.

     8. Verbe Divin, c'est toi l'Aigle adoré que J'aime et qui m'attire! c'est toi qui t'élançant vers la terre d'exil as voulu souffrir et mourir afin d'attirer les âmes jusqu'au sein de l'éternel Foyer de la Trinité Bienheureuse, c'est toi qui remontant vers l'inaccessible Lumière qui sera désormais ton séjour, c'est toi qui restes encore dans la vallée des larmes, caché sous l'apparence d'une blanche hostie... Aigle Eternel tu veux me nourrir de ta divine substance, moi, pauvre petit être, qui rentrerais dans le néant si ton divin regard ne me donnait la vie à chaque instant...

     9. O Jésus! laisse-moi dans l'excès de ma reconnaissance, laisse-moi te dire que ton amour va jusqu'à la folie. Comment veux-tu devant cette Folie que mon coeur ne s'élance pas vers toi? Comment ma confiance aurait-elle des bornes?... Ah! pour toi, Je le sais, les Saints ont fait aussi des folies, ils ont fait de grandes choses puisqu'ils étaient des aigles... Jésus, je suis trop petite pour faire de grandes choses... et ma folie à moi, c'est d'espérer que ton Amour m'accepte comme victime... Ma folie consiste à supplier les Aigles mes frères, de m'obtenir la faveur de voler vers le Soleil de l'Amour avec les propres ailes de l'Aigle Divin.

     10. Aussi longtemps que tu le voudras, ô mon Bien Aimé, ton petit oiseau restera sans forces et sans ailes, toujours il demeurera les yeux fixés sur toi, il veut être fasciné par ton regard divin, il veut devenir la proie de ton Amour... Un jour, j'en ai l'espoir, Aigle Adoré, tu viendras chercher ton petit oiseau, et remontant avec lui au Foyer de l'Amour, tu le plongeras pour l'éternité dans le brûlant Abîme de Cet Amour auquel il s'est offert en victime...

     11. O Jésus! que ne puis-je dire à toutes les petites âmes combien ta condescendance est ineffable... je sens que si par impossible tu trouvais une âme plus faible, plus petite que la mienne, tu te plairais à la combler de faveurs plus grandes encore, si elle s'abandonnait avec une entière confiance à ta miséricorde infinie.

     12. Mais pourquoi désirer communiquer tes secrets d'amour, ô Jésus, n'est-ce pas toi seul qui me les as enseignés et ne peux-tu pas les révéler à d'autres? Oui je le sais, et je te conjure de le faire, je te supplie d'abaisser ton regard divin sur un grand nombre de petites âmes... Je te supplie de choisir une légion de petites âmes dignes de ton AMOUR!...

 

La toute petite Soeur Thérèse de l'Enfant Jésus de la Sainte Face rel. carm. ind.

 

 

 

 

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