Homélie du 10 juin

Gn 3,9 -15                               10ème dimanche du Temps Ordinaire          Ps 129                                                                                 

2 Co 4, 13, 5,1    

Mc  3, 20- 35                                                    

 

 

 L’Evangile d’aujourd’hui nous rappelle que toute la vie de Jésus  est un combat contre le mal, contre Satan, contre le prince de ce monde. La parole de Dieu, aujourd’hui, nous éclaire sur les méthodes employées par notre Adversaire.

            Le livre de la Genèse nous montre que le tentateur est un menteur. Satan  fait croire à Adam et Eve qu’ils peuvent être comme des dieux  en mangeant le fruit défendu. Satan brouille les repères, si bien que nous-mêmes parfois nous perdons  le bon sens et nous n’arrivons plus à discerner parfaitement  ce qui est bien et ce qui est mal. Il faut se méfier d’expressions comme « tout le monde le fait » ou « il faut bien évoluer ». Le  critère de discernement, ce n’est pas l’esprit du monde. C’est la parole de Dieu qui est l’ultime norme du discernement et qui va induire notre comportement.

            Dans l’Evangile, Jésus montre comment l’homme se laisse ligoter. Il tombe dans l’engrenage du péché. Le péché entraîne le péché et nous perdons notre liberté. Et cela peut aller jusqu’à l’addiction. Pour retrouver  la liberté et être restauré dans la grâce  de Dieu, le sacrement du pardon est très efficace. Dieu ne se lasse jamais de pardonner. Il faut avoir le courage de prendre une décision spirituelle. C’est ce qu’on appelle le combat spirituel. Notre volonté est blessée  par le péché. Voulons-nous vraiment nous en sortir ? Tout est dans le « vraiment ».

             Saint Paul nous rassure dans la deuxième lecture « Nous ne perdons pas courage, et même si en nous l’homme  extérieur va vers sa ruine,  l’homme intérieur se renouvelle de  jour en jour ». Jésus  d’ailleurs dit dans l’Evangile « Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés » 

            Oui, mais ! « Si quelqu’un blasphème contre l’Esprit  Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours ». Quel est donc ce péché impardonnable ? Il consiste à refuser de  croire que Dieu n’est que bonté, grâce et miséricorde. Les scribes de l’Evangile sont tombés dans le piège du soupçon. La conséquence, c’est qu’ils s’excluent eux-mêmes de la logique de l’amour. Il y a un refus du salut lui-même.

            Retenons quand même que le mal ne vient pas de Dieu.  Les forces du mal restent sans effet si nous ne donnons pas notre acquiescement. « Ne nous laisse pas entrer en tentation » disons-nous dans la prière du Notre Père. Que Jésus soit pour nous celui vers qui nous nous tournons toujours avec confiance. Est libre  celui qui met ses pas dans ceux du Christ. Pour les hommes, c’est sans doute un paradoxe. Pour nous, les disciples, c’est le chemin du bonheur. L’obéissance à Dieu est le plus beau chemin de liberté. 

 

Père Hervé Géniteau, curé

 

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