Homélie 10 mai 2018  Ascension

Ac 1, 1-11                                                     Jeudi 10 mai 2018                 

Ps 46        

Eph 4, 1-13                                                          Ascension B  

Mc 16, 15-20                      

                                                                            

 

 

 Dans l’Evangile que nous venons d’entendre, Saint Marc raconte sobrement l’évènement de l’Ascension  de Jésus : « Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu ». Nous sommes quarante jours après Pâques et tout au long  de ces quarante jours, Jésus ressuscité est apparu de nombreuses fois à  ses disciples. Et  voilà qu’aujourd’hui, il est définitivement soustrait  à leurs yeux de chair. Saint Luc, dans le livre les Actes des Apôtres le précise : « Tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux ». Si Jésus disparaît à leurs yeux, c’est dire à quel point  cet évènement  de l’Ascension constitue une véritable charnière. Même si physiquement, Jésus laisse les disciples (ils ne le voient plus), il demeure avec eux, et donc avec l’Eglise, d’une autre manière, et cela jusqu’à la fin des temps. C’est la dernière  phrase de l’Evangile de Saint Marc : « Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient ».

            Par ailleurs (nous l’avons entendu dans la première lecture), Jésus promet d’envoyer l’Esprit  Saint. Cette promesse du don de l’Esprit  est la dernière parole que St Luc (l’auteur du livre des Actes)  retient de Jésus. « Vous allez recevoir une force quand le Saint Esprit viendra sur vous. Vous serez alors mes témoins ». Et c’est le jour de la Pentecôte, que nous célèbrerons dans dix jours, que s’accomplira  cette promesse.

            Aujourd’hui, en 2018, nous sommes dans le temps de la présence invisible  de Jésus. Il est retourné vers son Père  et il a envoyé l’Esprit Saint comme il l’avait promis. L’Esprit qui donne la force d’accomplir la mission reçue. L’Esprit Saint est le véritable initiateur de la mission apostolique. Nous sommes véritablement constitués disciples du Christ, chargés d’être ses témoins, lui qui siège désormais à la droite du Père. Nous avons à annoncer, par la puissance de l’Esprit qui agit dans nos vies, celui que nous avons rencontré et qui nous fait vivre. La disparition physique  du Christ en ce monde n’est pas un abandon. A la présence visible de Jésus se substitue le signe nouveau donné par l’Eglise. Le Christ confie sa mission à l’Eglise et rassemble en elle  tous les peuples. Si donc l’Ascension  célèbre  la  gloire du  Christ, elle célèbre en même temps  l’annonce de la mission universelle  de l’Eglise, appelée à constituer  un seul corps pour manifester  la puissance de l’amour de Dieu. Cette  mission est universelle et sans frontière car tout homme est appelé au Salut, c’est –à-dire  que tout homme est appelé à vivre de la vie même de Dieu. Saint Paul disait aux Ephésiens (2ème lecture) que nous parviendrons « tous ensemble à l’unité dans la foi et la pleine connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’homme parfait, à la stature du Christ dans sa plénitude ». Voilà ce vers quoi nous avançons. Nous sommes tendus vers l’avenir en Dieu. Et cela fonde notre  espérance. Notre espérance, c’est de rejoindre le Christ dans les  cieux  et d’avoir part à l’héritage éternel parmi les saints.  C’est ce que dit la préface  de la messe d’aujourd’hui, « en entrant le premier dans le Royaume, il donne aux membres de son corps l’espérance de le rejoindre un jour ». Nous sommes promis à la Résurrection. Ce n’est pas une opinion parmi d’autres ! C’est la vérité même de nos vies.

            En un mot, la fête d’aujourd’hui nous redit le but même de notre vie. Le départ du Christ  ne nous plonge pas dans la tristesse de son absence, mais nous invite à l’action de grâce  devant les dons fait par Dieu à l’humanité. Nous sommes en marche vers le monde nouveau  qu’est le Royaume des cieux. C’est cette bonne nouvelle que nous avons à annoncer.

            Entre l’Ascension et la Pentecôte, la petite poignée des disciples avec quelques femmes dont Marie étaient tous, d’un même cœur, assidus à la prière (cf Ac 1, 14). Montons avec  eux dans la « chambre haute » (vst 13) et supplions : « Seigneur, envoie ton Esprit, qui renouvelle la face de la terre ».   
             

 

                                                                                              Amen ! 

 

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