HOMELIE DU 10 NOVEMBRE 2019

2 M 7, 1-2. 9-14

 Ps 16

2 Thess 2,16-3,5                                                               

Lc 20, 27-38

 

 

 

            L’Evangile nous invite aujourd’hui à méditer sur la résurrection à partir d’un dialogue entre Jésus et les sadducéens, dont on nous dit qu’ils « soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection ». Parler de la résurrection c’est parler de la vie. Et de la vie en  Dieu. Le 1er novembre, nous avons célébré la fête de la Toussaint. Nous avons fêté les vivants. Et le lendemain, le 2 novembre, nous avons prié pour nos défunts. Prier pour les défunts, ce n’est pas seulement évoquer leur souvenir- c’est d’abord affirmer notre foi et notre espérance en la résurrection. Nous le disons chaque dimanche : « J’attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir ». L’Evangile vient de nous rappeler que le Dieu dans lequel nous croyons « n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous en effet vivent pour lui ».

            C’est exactement dans cette perspective qu’il faut comprendre la réponse de Jésus à la question des sadducéens qui veulent le piéger. A la résurrection la femme qui a épousé les sept frères, de qui sera-t-elle l’épouse ? Ce que Jésus annonce, c’est que, avec la résurrection, il n’y a pas la continuité pure et simple de ce monde. Jésus Christ nous révèle que la résurrection, c’est un autre monde. Elle est le don d’une existence nouvelle, dans laquelle la continuité n’est plus assurée par la génération des enfants, mais par la permanence de Dieu. « Ceux qui ont été  jugés dignes d’avoir part au monde à venir et la résurrection d’entre les morts ne prennent  ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges ». Dans la résurrection les relations entre nous ne se traduiront plus comme des relations liées à la temporalité, mais par des relations d’éternité. Rappelez-vous saint  Jean qui nous disait le jour de la Toussaint : lorsque le Fils de Dieu paraîtra, « nous lui serons semblables, car nous le verrons tel qu’il est». (1jn3,2).

            La foi en  la résurrection est vraiment le cœur de l’Evangile. C’est donc nettement la question centrale de la foi qui nous est posée aujourd’hui : Croyons-nous à la résurrection ? Croyons-nous à la résurrection de nos corps à la fin des temps ? Dans la première épître aux Corinthiens, Saint Paul affirme avec force : « Si les morts ne ressuscitent pas, le Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur, vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés. Et donc, ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus » (1Co15,16-18). Nous croyons que nos corps sont appelés à être glorifiés comme le Corps du Christ a été glorifié lorsqu’il est ressuscité des morts.

            Cette foi en la résurrection, nous la trouvons déjà affirmée dans la première lecture. On veut obliger une mère et ses sept fils à désobéir à la loi de Moïse. Ils sont alors cruellement torturés et mis à mort. En acceptent cette mort qui est la conséquence de leur refus de désobéir à Dieu, ils témoignent de leur foi en la Résurrection. C’est ce que dit le quatrième frère : « Mieux vaut mourir par la main des hommes, quand on attend la résurrection promise par Dieu ».

            Oui, c’est vraiment une bonne nouvelle qui nous est annoncée aujourd’hui. Bonne nouvelle qui fait de nous des vivants par l’amour du Dieu vivant. Puissions-nous au jour de notre mort, nous écrier avec Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus : « Je ne meurs pas. J’entre dans la vie ».

            Demandons au Seigneur d’entrer dans ce don total de nous-même qu’appelle la résurrection.

Amen !

Père Hervé Géniteau, curé

 

 

.

 

 

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Paroisse Saint Jean-Baptiste de Grenelle 14 place Etienne Pernet, 75015 Paris tel : 01 56 56 83 10 mail : secretariat@sjbg.org