HOMELIE DU 1er JUILLET 

 

Sg  1, 13 – 2, 24                                            

Ps 29                                                                          

2 Co  8, 7 – 15

Mc 5, 21- 43                                                

 

 

                                                                      

             Les textes liturgiques que nous entendons ce dimanche nous annoncent une bonne nouvelle de la plus haute importance. Et c’est pour nous une formidable source d’espérance. L’auteur du Livre de la Sagesse nous dit que « Dieu n’a pas  fait la mort ». Et il ajoute : « Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité ». Ces lignes sont tout à fait essentielles parce qu’elles nous rappellent ce pour quoi nous sommes faits : nous sommes fait pour la vie.  Notre vocation  c’est de vivre pour toujours de la vie de Dieu. La mort n’est pas créée par Dieu. Elle est entrée dans le monde par la jalousie du démon.  Le livre de la Genèse  nous rappelle que Dieu est le créateur de toutes choses. Et à chaque étape de la création, il nous est dit : « Dieu vit que cela était bon ». L’œuvre de Dieu est bonne. Elle est semence de vie et de bonheur. On n’y trouve pas le poison qui fait mourir. C’est le démon qui a défiguré cette œuvre divine. Il y  a introduit la tentation et le péché. Cette rupture avec Dieu entraîne la mort. Mais « la justice est immortelle » nous dit le livre de la Sagesse. Satan ne peut pas empêcher Dieu d’aimer tous les hommes. Si c’est par le péché que l’homme meurt, il vivra en se convertissant. Un choix s’impose à chacun : Dieu ou la mort ! Et nous ne sommes pas seuls dans le combat contre le mal. Dieu est avec nous. Il faut donc que nous entrions dans une attitude de confiance inébranlable en Dieu.

            Cette confiance en Dieu nous est bien attestée  par les deux récits imbriqués de l’Evangile que nous venons d’entendre. A la femme qui souffre d’hémorragie depuis douze ans, Jésus  dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal ». Et à la fille de Jaïre, il dit : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! ».

            Ces deux guérisons permettent clairement à Jésus de se révéler comme le Sauveur de tous. S’il est venu dans le monde, c’est pour que les hommes aient la vie en abondance. Et lorsque Jésus demande aux témoins de la scène « de la faire manger », il ne s’agit pas seulement que la jeune fille reprenne des forces. C’est un enseignement pour nous dire que si nous voulons vivre de la vie de Dieu, nous devons nous nourrir de sa Parole et des sacrements. Si nous ne le faisons pas, la faiblesse reprendra le dessus et nous tomberons à nouveau. Celui qui est passé de la mort à la vie par le baptême est introduit par-là à  la table de l’Eucharistie.

            Croyons-nous vraiment que depuis le jour de notre baptême la vie de Dieu est en nous ?

            Croyons-nous vraiment que plus rien  n’est comme avant depuis le jour de notre baptême ?

            Croyons-nous vraiment  qu’au baptême, nous sommes introduits  dans la vie éternelle ?

            Au fond, à chacun de nous, Jésus dit comme à la jeune fille de l’Evangile « Lève-toi ». Répondons-nous dans la foi à son appel ? Acceptons-nous de recevoir gratuitement les dons de Dieu, ces dons qui nous conduisent à aimer ? Saint Paul nous dit « Puisque vous avez tout en abondance (…),  qu’il y ait aussi abondance dans votre don généreux ».

            Au moment où nous allons nous séparer pour l’été, il  faudrait que nous prenions à nouveau conscience du don inépuisable de vie qui nous est fait en Jésus. Son désir, c’est que nous soyons  réveillés de notre médiocrité afin d’être associés à sa mission. Recentrons-nous sur Jésus qui est le principe même  de la vie qui nous anime.

 

                                                                                  Amen !

                                                                       Père Hervé Géniteau 

 

 

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