homelie du 2 decembre 2018

Jr 33,14-16

Ps 24

1 Thess 3,12-4,2                                          

Mc 12,38-44                                                             1er  dimanche Avent C   

                                 Tout au long de cette nouvelle année liturgique qui commence, c’est l’évangéliste Saint Luc qui va nous guider. Et aujourd’hui, c’est le prophète Jérémie qui ouvre le temps de l’Avent avec une  promesse de salut. « Voici venir des jours, oracle du Seigneur, où j’accomplirai la parole de bonheur que j’ai adressée à la maison d’Israël et à la maison de Juda ». C’est donc une promesse de bénédiction, de joie et de bonheur qui ouvre cette nouvelle année. Alors que les temps sont durs (c’est une évidence!), cette promesse faite par Dieu lui-même ouvre une perspective dans notre monde morose. Et cette promesse est fondatrice pour notre espérance. Le temps de l’Avent, chaque année, nous invite à nous souvenir de cette promesse faite à nos pères dans la foi, promesse qui s’accomplit dans l’Enfant de la Crèche que nous attendons à Noël. Promesse qui se réalise dans l’histoire des hommes. Dans l’Evangile que nous venons d’entendre, Jésus annonce la réalisation de cette promesse. Il annonce la libération réalisée par le Fils de l’homme : « Alors on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire ». L’évangile nous parle d’un monde nouveau où le Christ éclairera la nuit dans laquelle est plongée l’humanité. Voilà pourquoi il nous est demandé de relever la tête. Nous sommes invités à nous tenir debout et à ne pas nous laisser gagner par le poids du mal et le vertige de la peur. Le moyen de cela, Jésus nous le donne : « Restez éveillés et priez en tout temps ». Le temps de l’Avent qui s’ouvre aujourd’hui est un appel à ne pas nous laisser endormir ou asphyxier par les évènements, mais à nous réveiller, à prendre conscience que nous possédons une force considérable pour changer le monde. Cette force, c’est la force de l’amour, c’est-à-dire du don de nous-même, dont nous a parlé Saint Paul dans la deuxième lecture : « Frères, que le Seigneur vous donne, entre vous et à l’égard de tous les hommes, un amour de plus en plus intense et débordant, comme celui que nous avons pour vous ». Et Paul ajoute : «Faites donc de nouveaux progrès, nous vous le demandons, oui, nous vous en prions dans le Seigneur Jésus ». Paul invite les chrétiens à persévérer, c’est-à-dire à mettre toute leur existence en perspective de ce jour « de la venue de notre Seigneur Jésus avec tous les saints ». Nous sommes invités à regarder en avant, à vivre l’attente du Seigneur dans l’espérance et la confiance, remplis de la présence du Sauveur qui est déjà là et qui viendra définitivement à la fin des temps. La force qui va nous permettre de rester debout dans les tempêtes, de garder l’espérance à travers toutes sortes de difficultés que nous traversons, la force qui va nous permettre d’être témoins de la bonne nouvelle du salut, c’est la foi au Christ. « Plaire à Dieu » comme nous y invite encore Saint Paul, c’est être sur le chemin de la sainteté. Dans son exhortation sur la sainteté, le pape François écrit : « Nous sommes tous appelés à être des saints en vivant avec amour et en offrant un témoignage personnel dans nos occupations quotidiennes, là où chacun se trouve »(G.E. 14)

                                 Alors, réveillons-nous! Prions! Mettons en œuvre un amour intense et débordant dans nos relations entre nous, dans nos relations à l’égard de tous. Regardons les événements de chaque jour non pas comme le signe de l’échec de la foi, mais comme le signe de la puissance de la foi. Gardons intacte l’espérance en Celui qui vient nous sauver.

                                                                                              Amen !

Père Hervé Géniteau, curé

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