HOMélie du 20 JANVIER 2019

Is 62, 1-5

 

Ps 95

 

1 Co 12, 4-11

 

Jn 2, 1-11

 

 

 

 

Il y a deux semaines, nous célébrions l’Epiphanie : Jésus se manifeste aux mages comme celui qui vient sauver tout homme. La semaine dernière, au baptême, il est désigné par le Père comme le Fils bien-aimé. Et aujourd’hui, lors des noces de Cana, « Il manifesta sa gloire » vient de nous dire Saint Jean. L’Epiphanie, le baptême et Cana, nous avons là trois manifestations de Jésus au monde.

 

            A Cana, Jésus se manifeste comme l’époux descendu pour des noces avec l’humanité. Dans la Bible, le mystère du salut qui nous est offert, est exprimé en termes de noces, en termes d’épousailles. Cela est déjà annoncé par le prophète Isaïe dans la première lecture que nous avons entendue. Jérusalem va devenir l’épouse préférée de son Dieu, non plus celle qui était délaissée, mais celle qui devait être son épouse par des noces nouvelles : « Comme un jeune homme épouse une vierge, ton Bâtisseur t’épousera. Comme la jeune mariée fait la joie de son mari, tu seras la joie de ton Dieu ». Tout le mystère de Dieu est un mystère de noces avec l’humanité.

 

            C’est bien dans cette perspective que Marie nous invite à être parfaitement fidèles à Jésus : « Tout ce qu’Il vous dira, faites-le ». Elle nous met dans une attitude d’abandon total, de remise de tout ce que nous sommes, de tout nous-mêmes, pour que nous n’ayons qu’un seul désir : l’accomplissement de la volonté de Dieu dans nos vies. C’est bien pour cela que l’attente manifestée par les serviteurs de l’Evangile ne se limite pas au vin épuisé. Elle est beaucoup plus profonde.

 

            Il faut revenir au temps de l’Exode, dans l’Ancien Testament. Lors de la conclusion de l’Alliance avec Moïse, deux fois le peuple affirme : « Toutes les paroles que le Seigneur a prononcées, nous les mettrons en pratique » (Ex 24, 3.7). A travers sa parole à Cana de Galilée, Marie invite le peuple des croyants, personnifié par les serviteurs, à vivre enfin la fidélité proclamée au Sinaï. Mais cette fidélité ne vise plus la Parole de Dieu rapportée par Moïse. Il s’agit désormais d’être fidèle à la parole de Jésus qui doit permettre, enfin, la célébration des noces éternelles. La transformation de l’eau en vin signifie le passage de l’Ancienne Alliance à la Nouvelle Alliance.  Les cuves de la purification vont devenir les cuves d’un vin nouveau, qui est le signe d’une nouvelle étape dans l’histoire du salut. Quand l’heure sera venue, à la fin de l’Evangile, Jésus réalisera les noces de Dieu avec l’humanité en donnant sa vie sur la Croix, et le vin qu’Il servira ne sera plus simplement le vin des noces, mais ce sera son sang versé  pour célébrer la Nouvelle Alliance.

 

            Par les sacrements que nous recevons, nous sommes engagés dans le mystère des noces de Jésus et de l’Eglise. C’est dire que nous avons à vivre comme témoins  de l’Evangile, comme disciples du Christ, chacun selon notre vocation. Dans la 1ère lettre aux Corinthiens, nous entendions Saint Paul affirmer : « A chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien ». Marie, en nous désignant son Fils, nous invite à nous mettre, après elle, au service de la mission de Jésus. Elle nous invite à devenir vraiment disciples de celui qui manifesta sa gloire à Cana de Galilée. Et cela provoque la foi des disciples. « Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui » vient de nous dire Saint Jean. Telle est bien la pointe du signe de Cana : non pas le prodige accompli par le Christ, mais la foi des disciples. Le vin de la Nouvelle Alliance est déjà servi sur les tables.

 

            Le signe de Cana est donc ordonné à manifester la Gloire du Christ en exauçant la Vierge Marie. Il est également ordonné à augmenter la foi dans le cœur des disciples. Il est ordonné à nous faire entrer au cœur du mystère des Noces, c’est-à-dire au cœur de cette union qui est une alliance indissociable entre Dieu est l’humanité, entre le Christ et l’Eglise. Marie nous invite à prendre part à la mission : « Tout ce qu’Il vous dire, faites-le ».

 

 

Amen !

Père Hervé Géniteau, curé

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