Homélie du dimanche 21 juin - Baptême des adultes

 

 

Jr 20, 10-13

Ps 68

Rm 5, 12-15

Mt 10, 26-33

 

 

            Vous avez eu bien du courage Sarah, Marie et Rémi de patienter jusqu’à aujourd’hui pour recevoir ces trois sacrements de l’initiation chrétienne (le baptême, la confirmation et l’eucharistie) que vous auriez dû recevoir dans la nuit de Pâques. Les circonstances n’ont pas permis cette célébration.

            Aujourd’hui, les textes que l’Eglise nous fait entendre (et que nous n’avons pas choisis) nous aident à comprendre quelle est la mission du disciple, donc du baptisé, ce que vous serez dans un instant. Jésus est très clair : « Ne craignez pas les hommes. Rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en  pleine lumière. Ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez le sur les toits ». Elle est exactement là notre mission : annoncer à temps et à contre-temps ce que Jésus nous dit. Même si le monde ne comprend pas, peu importe. On pense toujours à cette phrase de Bernadette au curé Peyramal à Lourdes : « La dame ne m’a pas demandé de vous le faire croire, mais de vous le dire ».

            C’est donc avec confiance que nous recevons du Christ la mission de faire passer au jour ce qui est caché. Nous manifestons devant tous, à travers nos paroles et nos actes, notre foi que Dieu, Père, Fils et Saint Esprit, veut le bien de l’homme. Et dans cet évangile, Jésus nous invite à ne pas avoir peur. « Ne craignez pas », dit-il. Humainement, c’est normal que le risque de ne pas être compris, d’être combattus, rejetés, nous fasse peur. Mais nous savons que Dieu ne nous abandonne pas. « Vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux » vient de nous dire Jésus. Dans notre monde, nous taire serait une démission. C’est bien le sacrement de la confirmation qui nous donne d’être témoins du Christ ressuscité.

            La deuxième lecture, cet extrait du chapitre 5 de l’épitre aux Romains, nous fait comprendre ce qu’est le salut, la vie de Dieu, que nous recevons dans le baptême : « Si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul (c’est d’Adam dont il s’agit, ainsi que du péché originel), combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée par un seul homme, Jésus Christ ». Il n’a pas fallu moins que le sang du Christ pour nous arracher à la mort. Et nous reconnaissons que Dieu, dans le second Adam, a restauré l’homme plus admirablement qu’il ne l’avait instauré dans le premier. En même temps, nous mesurons le néant du poids du péché, et nous accueillons le poids de la miséricorde du Christ, toujours plus grand, si grand que soit le péché démasqué. La lumière qui passe toute lumière ne peut produire en nous son fruit de vie qu’en démasquant les ténèbres dans lesquelles nous nous cachons. Donc, la Pâque du Christ est toujours première et il est impossible de décrire le mécanisme du péché hors de la lumière qui jaillit de la Croix. Par l’acte rédempteur de Jésus, la grâce a reçu définitivement la prépondérance sur le péché et ses conséquences.

            Alors, demandons à Dieu qu’Il nous donne d’entrer définitivement dans la victoire du Christ, et de savoir en être les témoins. Acceptons la mission qui nous est confiée : annoncer à tous les hommes la bonne nouvelle du Salut.

            Amen !

            Père Hervé Géniteau, curé

 

 

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