Paroisse Saint Jean-Baptiste de Grenelle
Paroisse Saint Jean-Baptiste de Grenelle

Homélie du 27 août

Jr 20,7 - 10                                                       Dimanche 3 septembre 2017

Ps 62                                                                   22è dimanche Ordinaire A

Rm 12, 1-2

Mt 16,21-27

 

 

         L’Evangile d’aujourd’hui fait immédiatement suite à celui que nous entendions la semaine dernière. Rappelez-vous ! Pierre vient d’affirmer sa foi : »Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». D’une certaine manière, Jésus le félicite et le désigne comme le roc sur lequel se fonde son Eglise et comme le gardien des clefs du Royaume. Et immédiatement après, patatras, il se fait traiter de tentateur, de caillou dans la chaussure, de pierre qui fait trébucher sur la route « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute. Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ». Les mots de Jésus sont forts. C’est le moins qu’on puisse dire ! Jésus ne veut pas blesser Pierre. Il lui rappelle simplement ce qu’est un disciple : un disciple marche derrière le maître. Il s’agit de suivre le maitre sur son propre chemin, et ne pas tenter de le faire passer par les nôtres. C’est une vraie conversion qui est à vivre. Jésus  est extrêmement  clair : »Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ». Autant dire qu’il n’y a pas d’autre chemin possible pour le disciple que celui par lequel  le maître est passé. La Croix est plantée dans notre vie comme elle est plantée dans la vie de Jésus. Renoncer à soi-même, c’est laisser le Christ entrer en nous afin qu’il y prenne la première place.

 

Dans l’épître aux Romains, Saint Paul vient de nous inviter à présenter à Dieu notre « personne tout entière en sacrifice vivant, saint, capable de lui plaire ». L’Apôtre nous invite, dans cette perspective, à ne pas prendre pour modèle le monde présent, mais à renouveler notre façon de penser. Renoncer à soi-même, c’est ne pas être son propre centre, mais se centrer sur le Christ. Et quand nous avançons sur ce chemin, nous découvrons que cela est source de joie et de bonheur.

Ce chemin est difficile. Pierre peine à s’y engager. Nous aussi. Les principales résistances que nous éprouvons ne concernent pas la vie de Jésus. Elles concernent notre propre vie. Parce que reconnaître que Jésus est « le Christ, le Fils du Dieu vivant », cela nous dévoile le chemin de notre propre vie. Et cela implique nécessairement des choix. Si nous voulons sauver notre vie, c’est-à-dire participer à la Résurrection de Jésus, si nous voulons surmonter les forces de mort dans notre existence, il faut que nous acceptions de suivre le chemin de Jésus, que nous nous renoncions à nous-mêmes et que nous portions notre Croix. Le paradoxe de la vie chrétienne, c’est que perdre sa vie, c’est en réalité la donner. La donner à Dieu et aux autres. Etre chrétien, ce n’est donc pas prendre la voix de la facilité. C’est aller à contre-courant du monde qui parle de plaisir, de créativité, d’épanouissement, de jouissance. C’est, comme Jérémie, être en butte aux railleries et aux incompréhensions.

 

Alors, saisissons la, cette vie offerte par Dieu. Dans la première lecture, le prophète Jérémie disait : « Seigneur, tu m’as séduit, et j’ai été séduit. Tu m’as saisi et tu as réussi ». Oui, vraiment, n’ayons pas peur de nous laisser séduire par le Dieu qui nous aime et qui nous appelle. Il a toujours l’initiative. Répondons ! Il nous faut absolument entrer dans cette histoire d’amour. Le Père nous cherche et nous répondons à cette séduction. Malgré les épreuves, malgré notre manque de foi, malgré nos lassitudes et nos péchés, le Père nous saisit et nous ne pouvons pas lui dire non.

 

Nous devons prendre conscience que l’accomplissement de la volonté de Dieu suppose un renouvellement de notre regard, une conversion de notre cœur, et une ouverture de notre générosité.

 

Mais au fond, tout cela, c’est prendre au sérieux notre baptême. Il nous est bon de prendre pleinement la mesure de ce sacrement qui nous constitue en vérité disciples du Christ. Alors, nous ferons nôtre les paroles de Jérémie : ta parole « était comme un feu brûlant dans mon cœur, elle était enfermée dans mes os. Je m’épuisais à la maîtriser, sans y réussir ».

 

Amen

Père Hervé Géniteau, curé 

 

      Reprise des horaires habituels à      St Jean-Baptiste            de Grenelle

MESSES DOMINICALES

SAMEDI : Messe anticipée à 18h30 dans l’église


DIMANCHE

Messes à :

- 9h, 11h  - église 

10H30, 12h15 - chapelle St Étienne  

- 18h30 dans l'église (animée par les jeunes) 

 

EN SEMAINE


-  Lundi : messes à 9h et 19h 

-  du mardi au vendredi : 

   messes : 8h, 9h  et 19h

-  Samedi : 9h

 

Laudes à 8H35

du mardi au samedii 

               

 

  

Adoration eucharistique
Le Saint Sacrement est exposé :

- le mardi de 19h30 à 20h30 - Chapelle St Etienne 
- le vendredi de 19h30 à 20h30

- le dimanche de 17h à 18h15 

 

Possibilité de se confesser

 

Les messes dans le quartier

(hors vacances scolaires)

- Au C3B, 54 rue Emeriau (75015), tous les vendredis à 12h15.

- A l’Ehpad Anselme Payen, 9, place Violet, le mardi à 15h

PERMANENCE DES PRETRES

(possibilité de confessions)

Pendant l’année:

du lundi au vendredi de 17h30 à 19h30 et le samedi de 10h à 12h
Vacances scolaires:

du lundi au vendredi de 18h à 19h30

 

BUREAU D'ACCUEIL

Pendant l’année:

du lundi au vendredi de 9h30 à 12h et de 14h30 à 19h; le samedi de 10h à 12h et de 16h30 à 18h30
 Vacances scolaires :

du lundi au vendredi de 16h30 à 19h le samedi de 10h à 12h.

Église

Saint Jean-Baptiste de Grenelle

14 place Etienne Pernet, 75015 Paris

01 56 56 83 10 secretariat@sjbg.org

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