Paroisse Saint Jean-Baptiste de Grenelle
Paroisse Saint Jean-Baptiste de Grenelle

Homélie Jeudi Saint  29 mars

Ex 12,1_14                   Jeudi 29 Mars 2018                                                                          

Ps115                              Jeudi Saint                                                                            

1 Co 11,23-26

 

Jn 13,1-15

 

Chaque année, en célébrant joyeusement cette fête du Jeudi Saint, nous entendons dans les mêmes lectures qui nous font entrer dans les trois jours ultimes et décisifs où se joue notre salut.

            La première lecture vient de nous faire entendre le récit de l’étape inaugurale du pèlerinage du salut qu’Israël va entreprendre sous la conduite de Moïse. Israël est délivré de l’oppression égyptienne. Cet événement fondateur pour les hébreux est un signe, mais un signe seulement, de la délivrance définitive que le Christ va nous donner. En effet, après la délivrance d’Israël, l’humanité n’en a pas fini, ni avec le péché, ni avec la mort. Elle n’est pas totalement délivrée de l’esclavage. Et les sacrifices qui se renouvelaient chaque année pour faire mémoire de cette nuit inaugurale ne suffisaient pas à apporter définitivement la liberté à l’humanité. Dieu a envoyé la mort pour qu’Israël trouve la vie. Et il faudra la mort pour qu’Israël trouve la vie. Et il faudra la mort de son Fils pour que l’humanité trouve la vie définitive. Et ce n’est plus le sang d’un agneau qui va marquer le linteau des portes. C’est la sang de Jésus lui-même qui va devenir le signe et le chemin de la délivrance et de la vie éternelle.

            Cet acte unique, qui ne se reproduira jamais, c’est le moment où Jésus livre sa vie. « Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. » C’est pour être fidèle à cet amour ultime et définitif qu’il offre sa vie en rançon pour la multitude. En lavant les pieds des disciples et en instituant l’Eucharistie, Jésus anticipe l’événement du vendredi saint. Et il leur donne la possibilité de communier réellement à l’événement qui se déroulera le lendemain. Pierre ne comprend pas ce qui se passe ce jeudi soir. « Tu ne me lavras pas les pieds, non, jamais. » Jésus lui répond de manière lapidaire : «Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. »

            Si Saint Jean insiste tant sur l’ultime dialogue entre Jésus et Pierre, c’est pour nous. Car, de fait, l’incompréhension de Pierre est celle des autres disciples. Et c’est aussi la nôtre. Alors que nous attendons des signes et des miracles, Jésus se révèle en plénitude en se faisant le serviteur de tous et en prenant, dans le geste du lavement des pieds, la place de l’esclave. Ce geste n’est pas d’abord un rituel de purification, ni un geste fraternel. Il s’agit d’un acte significatif de la mission que Jésus a reçue d’accomplir la vocation du serviteur souffrant. En se mettant aux genoux de ses Apôtres, il prend physiquement la position du serviteur et de l’esclave. Par ce geste, il signifie que sa manière de renouveler l’Alliance et de l’ouvrir à tout homme, d’accueillir dans la miséricorde du Père tous les pécheurs, c’est de faire le don de sa vie et de s’offrir par amour. Sur la Croix, demain, Jésus accomplira dans sa chair ce qu’il a manifesté par le geste du serviteur dans le lavement des pieds : il se donne tout entier par amour pour ses frères.

            Et nous, comme disciples, nous sommes invités à le suivre jusque là. « Si moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. » Nous avons à nous donner notre vie les uns aux autres par amour.

            En Jésus, Dieu nous montre en son Fils la coïncidence plus que divine de la seigneurie et du service, de la gloire et de l’humilité. Si nous sommes appelés à la même conversion que Pierre, ce n’est pas pour nous abaisser ou nous humilier, mais pour nous donner d’avoir « part avec lui ». S’il nous aime le premier (comme le dit saint Jean dans sa première lettre), ce n’est pas, comme les grands de ce monde, pour nous faire sentir son pouvoir, mais pour nous rendre semblables à Lui. Attendant que nous accueillions le don total et surabondant qu’il nous fait librement dans la Passion, la Mort et la Résurrection de son Fils, Dieu désire donc que nous nous laissions aimer par lui et qu’ainsi nous aimions nos frères comme lui-même nous a aimés, c'est-à-dire en donnant notre vie.

            En célébrant l’Eucharistie, l’Eglise s’engage à poursuivre la mise en œuvre de cet amour définitif. En communiant au Corps et au Sang du Christ, nous entrons dans cet amour absolu de nos frères. Nous partageons l’amour que le Christ porte à l’humanité et nous sommes invités à entrer dans le don qu’il fait de sa vie.

            Si bien que les deux événements que sont l’institution de l’Eucharistie et le lavement des pieds n’en sont qu’un seul : Jésus se donne totalement.

            C’est pourquoi en refaisant maintenant le geste de Jésus, celui qui reçoit la mission de conduire une communauté exprime le service que le ministère ordonné est appelé à rendre dans l’Eglise. Les prêtres qui vous sont donnés sont à votre service. Le seul titre que nous ayons, c’est celui de serviteur. Demandez aux prêtres de vous donner la vie de Dieu. C’est leur vraie joie.

            Si nous aimons l’Eucharistie, nous aimerons également le Sacerdoce. En ce jeudi saint où le Christ fit partager son sacerdoce à ses Apôtres, nous prions pour les évêques, les prêtres et les diacres.

            Dieu continue d’appeler au sacerdoce. N’ayez pas peur de ce que Dieu vous demande. Peut-être y a-t-il ici ce soir des jeunes hommes qui ont entendu cet appel, ou qui le pressentent au plus profond de leur cœur. Répondez avec générosité à l’appel de Dieu. C’est Lui qui a mis ce désir dans votre cœur. Prenez soin de ce désir. Priez pour qu’il grandisse et qu’il porte du fruit dans l’Eglise. Les prêtres de demain sont parmi vous. Celui qui a des oreilles, qu’il entende.

                                                           Amen

Père Hervé Géniteau, curé

 

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     Horaires  à          St Jean-Baptiste            de Grenelle              

HORAIRES HORS VACANCES SCOLAIRES


DIMANCHE

Messes à :

- 9h, 11h  - église 

10H30, 12h15 - chapelle St Étienne  

- 18h30 dans l'église (animée par les jeunes) 

 

EN SEMAINE


-  Lundi : messes à 9h et 19h 

-  du mardi au vendredi : 

   messes : 8h, 9h  et 19h

-  Samedi : 9h

 

Laudes à 8H35

du mardi au samedii 

               

 

  

Adoration eucharistique
Le Saint Sacrement est exposé :

- le mardi de 19h30 à 20h30 - Chapelle St Etienne 
- le vendredi de 19h30 à 20h30

- le dimanche de 17h à 18h15 

 

Possibilité de se confesser

 

Les messes dans le quartier

(hors vacances scolaires)

- Au C3B, 54 rue Emeriau (75015), tous les vendredis à 12h15.

- A l’Ehpad Anselme Payen, 9, place Violet, le mardi à 15h

PERMANENCE DES PRETRES

(possibilité de confessions)

Pendant l’année:

du lundi au vendredi de 17h30 à 19h30 et le samedi de 10h à 12h
Vacances scolaires:

du lundi au vendredi de 18h à 19h30

 

BUREAU D'ACCUEIL

Pendant l’année:

du lundi au vendredi de 9h30 à 12h et de 14h30 à 19h; le samedi de 10h à 12h et de 16h30 à 18h30
 Vacances scolaires :

du lundi au vendredi de 16h30 à 19h le samedi de 10h à 12h.

Église

Saint Jean-Baptiste de Grenelle

14 place Etienne Pernet, 75015 Paris

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