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Éditorial n° 36 du 29 avril 2007


« Le Bon Pasteur » : « Mes brebis écoutent ma voix »

Précédemment, Jésus avait guéri un aveugle-né. Ensuite, Il avait parlé aux pharisiens avec la parabole du « bon pasteur » où Il affirme qu’Il est « la porte » et le « bon pasteur » qui connaît ses brebis, et réciproquement. Et maintenant, au cours de la fête de la Dédicace à Jérusalem, dans le Temple, sous le portique de Salomon, les Juifs somment Jésus de dire clairement son identité : « Si Tu es le Christ, dis-le nous ouvertement. » Et Jésus leur répond à nouveau en reprenant les termes de la parabole du « Bon pasteur » : « Mes brebis écoutent ma voix ; Moi Je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais, elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main... »

En rappelant le contexte prochain de ce passage de l’évangile selon saint Jean, je ne voulais souligner qu’un seul aspect. C’est celui-ci : c’est par l’écoute de « la voix » du « Bon Pasteur » que ses brebis Le reconnaissent. Autrement dit, il y a un lien vital entre la parole « du Bon Pasteur » et la connaissance mutuelle, et plus profondément, la communion entre le « Bon Pasteur » et ses brebis. Et c’est dans cette perspective, par exemple, que nous pouvons entendre à nouveau la première lecture tirée du livre des Actes des Apôtres où saint Luc souligne l’importance du rôle de « la Parole du Seigneur ». En effet, c’est de sa proclamation, de son écoute et de son accueil que naît la foi : « En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la Parole du Seigneur ; tous ceux que Dieu avait préparés pour la vie éternelle devinrent croyants ».

Parallèlement et par analogie, notons également l’importance de la parole purement humaine dans nos relations. Si elle a une telle importance dans la communion des personnes (ou au contraire, malheureusement dans la séparation), nous savons bien que nos paroles, quand elles ne sont pas vaines et mensongères, ne se réduisent pas seulement aux sons, mais qu’elles sont la médiation et la révélation non seulement de nos pensées, de nos sentiments ou de notre volonté, mais surtout de notre conscience et de notre âme. Alors nous comprenons que lorsque Jésus dit qu’Il connaît ses brebis et que ses brebis écoutent sa voix, il ne s’agit pas seulement du son qui vibre dans l’air, mais de cette Parole qui dit la communion des cœurs et des âmes.

Père Joseph A. Roan

Word - 1.3 Mo
feuille paroissiale du 29 avril 2007
La prière pour les vocations ne peut pas se limiter à une journée dans l’année. Elle est une demande constante du chrétien qui répond à l’invitation du Christ : « La moisson est abondante mais les ouvriers sont peu nombreux, priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson. »

Toute vocation dans l’Église s’enracine dans le baptême que nous avons reçu qui fait de nous des prêtres, des prophètes et des rois. Mais au cœur de son peuple Dieu appelle certains à vivre d’une manière particulière ce baptême. Au sein de notre communauté beaucoup sont signe de cette radicalité de l’Évangile à la suite du Christ.

Il y a peut-être un appel que l’on ne fait pas encore assez retentir dans la paroisse, c’est celui du diaconat permanent. Pour des célibataires ou des hommes mariés, c’est un appel à être signe du Christ serviteur ; serviteur de son peuple et de sa Parole.

Oui, la moisson est abondante, puissions-nous être joyeux à l’idée d’y travailler.

Père O. Ribadeau Dumas

 

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