Ressuscités avec le Christ !
Les ténèbres avaient envahi l’univers. Le mal semblait avoir triomphé. L’homme juste, l’innocent persécuté était prisonnier de la mort.
Mais au petit matin du troisième jour, la nouvelle étonnante commence lentement à envahir Jérusalem. Celui qui était mort n’est plus dans son tombeau et le témoignage des femmes atteste qu’un jeune homme leur a confié que le Crucifié est ressuscité et qu’Il les précède en Galilée.
La résurrection du Christ n’est pas un évènement parmi d’autres.
C’est l’avènement de l’évènement.
C’est le point qui marque la rupture décisive de l’histoire parce qu’il donne sens à toute l’histoire, à chacune de nos histoires.
La résurrection du Christ atteste que tout ce que Jésus a vécu durant sa vie terrestre n’est pas une utopie mais le chemin du possible pour tout homme et que dès lors, aimer, donner, pardonner ne sont pas des illusions mais la voie qui nous est proposée pour vivre le présent de notre humanité dans sa grandeur et sa beauté. C’est cette voie que les baptisées de cette nuit ont choisie. Elles nous rappellent, s’il en était besoin, la splendeur de notre propre baptême dans la mort et la résurrection du Christ.
La résurrection du Christ nous invite à croire que désormais le mal n’aura jamais le dernier mot et qu’il nous faut accueillir jour après jour ce Royaume que Jésus est venu inaugurer et dont nous attendons la pleine manifestation.
La résurrection du Christ ouvre à tout homme, quel qu’il soit, l’espérance folle de ressusciter un jour et d’accueillir la vie éternelle non pas comme la récompense offerte mais comme le présent de Dieu qui se lit dans le quotidien de l’existence.
Le Christ nous précède en Galilée. Dans la Galilée de nos peurs et de nos inquiétudes. Dans la Galilée des doutes et des errances de notre société. Dans la Galilée de nos cœurs qui parfois deviennent étrangers à nous-mêmes. Et c’est de là qu’Il nous appelle. Et c’est là qu’Il nous envoie pour crier aux hommes que l’espérance n’est pas vaine et que de l’arbre mort de la Croix a surgi l’embrasement de la Vie.
Comment alors ne pas aimer cette vie ? Comment alors désespérer de l’homme puisque pour lui le Christ est mort et que pour lui, Dieu L’a ressuscité des morts.
Bonne fête de Pâques à tous.
Père Olivier Ribadeau Dumas
feuille paroissiale n° 34