Vivre la nouveauté...
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C’est la rentrée !!!
Pour certains, c’est la joie de retrouver amis et famille mais également peut-être un travail passionnant. Pour d’autres cette rentrée sonne le retour ou la continuité des soucis. Pour chacun d’entre nous, c’est en tout cas l’occasion de nous ouvrir à l’inconnu de Dieu.
Cet inconnu prend le visage de celui qui arrive pour la première fois dans notre communauté : qu’il sache qu’il y est attendu, invité et aimé.
Cet inconnu prend la couleur de ces évènements qui vont se succéder au fil des mois. Ils forment notre vie paroissiale et diocésaine.
Cet inconnu est marqué de ces soubresauts qui agitent notre monde. Ils nous invitent à prier pour supplier.
Oui, la rentrée est là. Quelle chance de pouvoir vivre la nouveauté !
Père Olivier Ribadeau Dumas
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Qu’est-ce qui est pur ?
L’Évangile du jour nous rapporte une controverse autour du pur et de l’impur. Ces mots n’ont plus guère de sens pour nous. Or l’ancien testament livre une foule d’indications sur la manière dont l’homme peut se garder de souillures religieuses. Selon d’anciennes conceptions religieuses, les hommes, comme les choses, ne peuvent entrer en relation avec Dieu que dans un état particulier de pureté. Celui-ci se perd au contact du profane mais peut-être rétablit par diverses pratiques, souvent purement physiques et extérieures.
Ensemble de pratiques religieuses, estimées nécessaires et d’autant plus importantes que ne pas les accomplir empêcherait d’être agréé par Dieu.
Jésus ne répond pas aux questions qui lui sont posées à propos de la pureté. Il se place sur un tout autre plan. Qu’importe que nous nous lavions les mains ou non pour prier, l’essentiel est que notre cœur appartienne à Dieu et Lui soit soumis. Ne pas tomber dans les erreurs légalistes où accomplir des gestes et des rites suffisent à honorer Dieu.
Jésus fait alors une déclaration de principe d’une portée bien plus grande que ce qui précède. « Rien de ce qui est extérieur à l’homme ne peut le rendre impur ». A quoi servent donc toutes les prescriptions sur la pureté si l’homme n’est pas souillé par les choses extérieures ? Le cadre, alors, s’élargit considérablement. Il ne s’agit pas seulement de manger et de boire mais aussi de ces mille choses qui cherchent à pénétrer en nous par les yeux et les oreilles. Sans doute nous sommes souillés par elles, mais Jésus affirme que cela ne tient pas aux choses elles-mêmes, mais à nous qui préférons le mal et le recherchons.
Tout dépend de la façon dont l’homme dirige sa vie. C’est ce qui sort du cœur de l’homme qui rend libre ou esclave, sain ou malsain.
Dans sa lettre, Saint Jacques rappelle que la religion pure c’est la charité, c’est rejoindre Dieu dans ce grand mouvement d’Amour qu’il a envers les hommes, à mon niveau envers mon prochain.
Ce que Jésus demande, c’est qu’au-delà de l’œuvre des lèvres et des lavements des mains, il y ait l’obéissance du cœur. Le travail de purification de notre cœur n’est jamais terminé. Jacques dans sa lettre rappelle cela, accepter de tout recevoir de Dieu et vivre avec Lui. « Accueillez humblement la Parole de Dieu semée en vous... mettez-la en application. Ne vous contentez pas de l’écouter, ce serait vous faire illusion. »
Père Claude Navarre
Feuille paroissiale du 3 septembre 2006