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Rome vient d’annoncer la création de l’Institut du Bon Pasteur pour accueillir des prêtres, diacres et séminaristes quittant la fraternité St Pie X fondée par Monseigneur LEFEVRE.
Le souci de l’unité des chrétiens ne signifie pas seulement notre attachement au dialogue avec nos frères d’autres confessions chrétiennes mais également le désir qu’au sein de l’Eglise catholique romaine, chacun trouve sa place.
Ne nous leurrons pas, si les questions liturgiques semblent être au cœur du débat avec les « intégristes », les divergences sont plus profondes. Le concile Vatican II, dont nous venons de fêter les 40 ans, a mis en lumière des points fondamentaux comme l’œcuménisme, la liberté religieuse, les rapports entre l’Eglise et le monde....
Nous ne pourrons avancer dans la pleine unité retrouvée que dans un amour toujours plus grand de l’Eglise, peuple de Dieu conduit par le Successeur de Pierre. Cela passe par le respect et l’estime portés à nos évêques qui sont nos pasteurs et aux prêtres qui se dépensent sans compter pour annoncer l’Evangile du Christ.
Bénis sois-tu Seigneur pour Ton Eglise !
Père Olivier Ribadeau Dumas
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D’un été à l’autre... beaucoup de bruit
A la fin de l’été dernier, le crash de l’Airbus de la West Caribbean au Venezuela, puis l’ouragan Katrina faisaient la Une de l’actualité... A la fin de cet été, les grands titres ont plutôt porté sur la guerre au Liban, et l’ouragan Ernesto... Entre les deux, nous avons eu la grippe aviaire et le chikoungounia, la crise des banlieues puis celle du CPE, Clearstream et bien sûr la Coupe du Monde de football. Telle est la ronde des infos qui nous sont servies chaque jour,... au menu, car on ne choisit pas les sujets qui font la Une des journaux ou les grands titres du 20h. Beaucoup de bruit... pour rien ? Qu’en penser ? Et, en tant que chrétien, comment se situer par rapport à ce flux d’informations ?
Tout d’abord il n’est pas question de nous retirer dans une tour d’ivoire, abandonnant les réalités de ce monde pour celles de l’au-delà qui nous est promis. Comme chrétiens, nous sommes appelés à agir dans ce monde, à l’aimer pour le transformer, à la mesure de nos moyens, là où nous sommes, pour y faire advenir le Royaume.
S’il ne nous invite pas au retrait pur et simple, ce bref parcours des grands titres de l’année montre cependant la nécessité d’une certaine indépendance pour ne pas être « embarqués » dans cette ronde dont nous ne maîtrisons pas le tempo. En effet, dans cette succession ininterrompue se mêlent de l’anecdotique purement médiatique et des questions importantes qui méritent que nous y réfléchissions. La crise des banlieues n’est pas résolue par le chikoungounia qui a pris sa place en haut des affiches... Il nous faut aussi faire preuve de vigilance : si l’information qui nous est présentée tend souvent à jouer sur l’émotion (au point que certains parlent d’« information lacrymale » !), elle ne s’y réduit pas. Veiller à ce que l’émotion ne sature pas notre esprit aux dépens de la réflexion suppose donc une certaine vigilance. Enfin, si l’information suscite légitimement en nous une certaine télé-compassion à l’égard de nos frères qui souffrent, elle peut aussi nous dédouaner d’un souci pourtant pas moins légitime à l’égard de ceux qui nous entourent : le frisson de nos émotions cathodiques peut conforter, au fond de fauteuils douillets, une bonne conscience replète.
Les medias ont certainement leurs limites et leurs défauts, mais nous n’en sommes pas maîtres ; par contre, il nous appartient de choisir la manière dont nous les utilisons pour nous informer. Il peut être sage de réfléchir à cette question, et, le cas échéant, de changer de chaîne ou de quotidien, d’équilibrer nos sources d’information, de réfléchir et de prendre du recul, par exemple en discutant des événements de l’actualité, et parfois aussi, de prendre le temps d’écrire aux rédactions pour manifester nos réactions...
Comme le rappelle le Conseil pontifical pour les Communications Sociales, « Une communauté, consciente de l’influence des médias, devrait apprendre à les utiliser pour la croissance de la communauté, avec la clarté évangélique et la liberté intérieure de ceux qui ont appris à connaître le Christ » (Conseil pontifical pour les communications sociales, Ethique dans les communications sociales §25 - 4 juin 2000).
Père Baudoin Roger
Feuille paroissiale du 17 septembre 2006