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Du 28 octobre au 5 novembre, se tiendra à Bruxelles le Congrès Toussaint 2006. Vous connaissez maintenant le principe de ces congrès, un temps de célébration, d’enseignement, de rencontres et de partage d’expériences autour de la mission. Le programme préparé par le diocèse de Bruxelles est très beau. « Venez et voyez », c’est le thème choisi.
Je souhaite que nous soyons nombreux à répondre à l’invitation du Cardinal Danneels : « Venez tous à Bruxelles : nous, chrétiens, avons besoin les uns des autres. Une occasion d’être tous ensemble comme chrétiens, de s’encourager pour travailler à partir de notre foi à une société plus heureuse » et encore : « Nous avons besoin de vous pour vivre cette semaine missionnaire en Belgique... Venez et vous verrez »
Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris
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Pour la vie éternelle, que sommes-nous prêts à lâcher ?
L’enjeu de la question que pose cet homme à Jésus est énorme. Il s’agit pas moins que de la vie éternelle. En effet : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? ». Et dans cette rencontre, et dans la réponse de Jésus, on comprendra qu’il ne suffit pas seulement de pratiquer les commandements -en particulier- ceux qui touchent à notre relation aux prochains et à nos parents, mais il faut davantage. Il s’agira pour Jésus, comme pour Dieu Lui-même, d’être prêt à tout lâcher. Car on ne peut tout lâcher que pour Dieu, autrement, on tomberait dans l’idolâtrie. Alors dit Jésus à cet homme, qu’il aime : « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor dans le ciel ; puis viens et suis-moi. » Et Saint Marc d’ajouter : « Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens ». Et moi d’ajouter : « sans aucun doute, parce qu’il n’était pas encore prêt à lâcher ses quelques idoles qui le maintiennent prisonnier ». Que sommes-nous donc prêts à lâcher pour la vie éternelle ? Quelles idoles nous dominent encore ?
Et pour le dire autrement, permettez-moi de vous rapporter cette petite histoire. J’espère qu’elle ne vous scandalisera pas. La voici : « Dans certains pays d’Asie, on a inventé depuis longtemps une méthode toute simple pour attraper les singes. Le singe est un animal gourmand, mais parfois entêté, avec des idées assez courtes. Les chasseurs placent dans la forêt des amphores remplies de friandises, ayant une ouverture étroite. Le singe, guidé par la gourmandise, aperçoit l’amphore, et tente d’en extraire le contenu en y plongeant la main. Survient alors l’épineux problème : comment sortir la main du goulot de l’amphore ? Ayant pénétré vide et menue dans l’amphore, elle est désormais pleine et trop grosse pour ressortir par le même goulot. Il suffirait au singe de lâcher sa main. Oui, mais sa gourmandise resterait alors inassouvie. L’animal se laissera donc cueillir la main dans l’amphore... »
Pour la vie éternelle, que sommes-nous prêts à lâcher ? Et comme le disait Saint Jean de la Croix : « que l’oiseau soit attaché par une corde ou un fil, tant qu’il demeure attaché, il ne pourra pas s’envoler ». Je vous laisse à votre méditation.
Père Joseph A. Roan
Feuille paroissiale du 15 octobre 2006