Fête de tous les saints
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Horaires des Messes 26 octobre inclus au 5 novembre inclus : du lundi au vendredi : Messes à 9 h et 19 h / le samedi : Messe à 9 h.
Messes dominicales : le sam. : Messe anticipée à 18 h 30 / le dim. : Messes à 9 h, 11 h, 12 h 15 et 18 h 30
Fête de la Toussaint : mar. 31 octobre : Messe anticipée à 19 h / mer.. 1er nov : 9 h, 11 h , 12 h 15, 18 h 30.
Jeu. 2 nov (commémoration fidèles défunts) : Messes à 9 h et 19 h.
Permanence d’accueil des prêtres : du lundi au vendredi de 18 h à 18 h 45.
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L’Eucharistie, Sacrement de l’unité
En cette fête de la Toussaint, nous célébrons l’unité des Saints dans la communion. La communion des Saints éclaire une dimension de l’Eucharistie dont nous n’avons pas toujours une conscience aigue, et qui concerne l’unité des fidèles. Comme le disait Jean-Paul II dans Ecclesia de Eucharistia, ce n’est pas par hasard que l’on utilise le terme de « communion » pour parler de l’Eucharistie. Cette communion renvoie d’une part à la communion à Dieu et d’autre part à la communion entre les fidèles, et ces deux aspects sont indissociables.
Assez spontanément, nous concevons l’Eucharistie comme le sacrement de l’union du fidèle à Dieu, union qui serait réalisée par la « réception » du corps du Christ. Inversement, nous percevons moins bien le lien entre Eucharistie et communion entre les fidèles, ainsi que l’« action » dans laquelle le fidèle s’engage personnellement. Pourtant, cette seconde dimension est essentielle à l’Eucharistie : la « communion » ne s’achève pas dans l’union personnelle à Dieu, mais dans l’unité des fidèles dans le Christ qui s’offre Lui-même. Ainsi, la prière eucharistique II exprime clairement comment la « communion » vise la réalisation de l’unité entre les fidèles « ...afin qu’en ayant part au corps et au sang du Christ, nous soyons réunis en un seul corps ». Tandis que la prière eucharistique IV souligne comment cette unité entre les fidèles est un préalable à l’offrande : « accorde à tous ceux qui vont partager ce pain et boire à cette coupe d’être rassemblés par l’Esprit Saint en un seul corps, pour qu’ils soient eux-mêmes dans le Christ une vivante offrande à la louange de ta gloire ».
Deux conclusions à ces quelques remarques. D’une part l’importance de l’acte du fidèle dans l’Eucharistie : le fidèle est invité à vouloir l’unité avec les autres fidèles, et à entrer dans un mouvement d’offrande de soi-même avec les autres fidèles, dans le Christ. On voit par là que l’Eucharistie ne se limite pas à la réception du corps du Christ, et comment l’Eucharistie n’est pas privée de valeur si on ne participe pas à la communion. D’autre part, l’exigence d’unité des fidèles renvoie chacun à l’attachement qu’il a au Christ. On peut préférer que le prêtre célèbre face au peuple ou dos au peuple, en français ou en latin. Mais, lorsque ces préférences sont sources de division, elle se révèlent être aussi des préférences par rapport à l’unité des fidèles. Ce qui est alors en cause est notre attachement au Christ, et le sens même de l’Eucharistie : comme le rappelle saint Paul aux Corinthiens divisés, « Lorsque vous vous réunissez en commun, ce n’est plus le Repas du Seigneur que vous prenez » (1Co 11,17). Parce que le Christ est la source et le fondement de notre unité, c’est par notre attachement au Christ que nous dépassons nos divergences. C’est notre volonté commune d’union au Christ qui fonde la communion entre les fidèles et qui nous permet de célébrer en vérité l’Eucharistie, sacrement de l’unité.
Père Baudoin Roger
Feuille paroissiale du 1er novembre 2006