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Après Vienne, Paris, Lisbonne, ce fut à Bruxelles d’accueillir pendant une semaine le 4ème congrès d’évangélisation.
Evangéliser les villes aujourd’hui est une nécessité impérieuse qui dicta aux archevêques de ces métropoles le désir de réunir ce congrès. Sans doute n’avons-nous pas changé radicalement la manière d’envisager les choses mais je retiens de ces quelques jours en Belgique 2 expériences fortes.
D’abord, l’expérience de la communion. Communion entre ces cinq villes qui depuis quatre ans maintenant ont pris l’habitude de se rencontrer. Les réalités ne sont pas les mêmes si ce n’est sans doute cette certitude que ce qui unifie l’Europe est son socle chrétien. Communion entre les paroisses et les communautés nouvelles qui ont eu à cœur de travailler ensemble. Personne n’a de recette magique pour aujourd’hui mais il est temps de découvrir les richesses dont chacun est porteur pour avancer ensemble dans le désir d’annoncer l’Evangile du Christ.
Ce fut aussi l’expérience de la joie. Joie perceptible dans les rues de la ville où tant de congressistes étaient reconnaissables à leur écharpe !!! La visibilité de l’annonce de l’Evangile est devenue une nécessité au moment où le soubassement chrétien de nos pays s’effondre. « N’ayez pas peur » disait il y a près de 30 ans le pape Jean-Paul II. N’ayons pas peur d’affirmer sereinement et sans arrogance notre foi. N’est-ce pas elle qui nous fait vivre ?
Père Olivier Ribadeau Dumas
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Elle a tout donné
Il arrive assez souvent dans les évangiles que les scribes, les pharisiens et autres dirigeants du peuple soient caricaturés. Leur portrait est tellement forcé que personne ne saurait s’y reconnaître. Le but est autre, d’autant que certains de ceux qui sont invectivés étaient des disciples de Jésus. Un seul exemple, Joseph d’Arimathie, membre éminent du grand conseil qui obtiendra de pouvoir mettre Jésus au tombeau.
Il s’agit de faire ressortir les comportements dénoncés. D’autant que les chrétiens auxquels s’adressent les évangélistes, n’ont pas davantage que nous affaire aux scribes. Jésus met en garde contre l’attitude de ces guides qui veulent diriger et recevoir les honneurs correspondants car ils sont en réalité sans scrupule et prennent des positions antisociales, plus, ils veulent mettre Dieu de leur côté.
En contraste, l’évangéliste nous montre une pauvre veuve parmi la foule, qui donne ce qu’elle possède à Dieu. Beaucoup de gens riches donnent beaucoup, de leur superflu.
Jésus ouvre les yeux de ses disciples. La pauvre veuve, pauvre parce qu’on lui a pris déjà celui qui lui permettait de vivre, pauvre parce que, ce qu’elle possède, deux piécettes, est ce qu’elle a pour vivre et elle les donne pour Dieu. (Elle aurait pu en garder une !). Il ne s’agit pas de savoir la différence entre superflu et nécessaire mais que faut-il donner à Dieu. Voilà pourquoi elle est proposée en modèle, c’est sa vie qu’elle offre à Dieu.
Finalement c’est la foi qui est ici en cause. La veuve de Sarepta en donne témoignage. Elle fait une totale confiance à Dieu en suivant les promesses du prophète Elie. Elle sacrifie le peu qui lui reste pour l’homme de Dieu. Tout attendre de Dieu.
Ce caractère exemplaire de l’offrande des pauvres de l’Ecriture au Seigneur, trouve son accomplissement en Jésus. Ce geste d’une pauvre femme dans l’enceinte du Temple, va être suivi par l’offrande de Jésus à son Père. Don de soi qui donne la vie du ressuscité aux hommes.
Père Claude Navarre
Feuille paroissiale du 12 novembre 2006