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Éditorial n° 12 du 19 novembre 2006
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Depuis 60 ans, le Secours Catholique, service d’Eglise auprès des plus pauvres, cherche à soulager, mais aussi à accompagner ceux qui vivent d’une manière ou d’une autre une situation de pauvreté ou d’exclusion. Dans notre quartier, rue Letellier, le Secours Catholique a une antenne qui accueille personnes en difficultés et bénévoles.
Ce service d’Eglise nous rappelle que la charité doit être au cœur de la vie de notre communauté et qu’elle n’est pas délégable à des professionnels.
La collecte faite ce WE n’est pas simplement une invitation au partage financier, mais une invitation à changer notre regard pour découvrir dans celui qui est différent de nous, marginalisé, exclu, un frère qui nous montre le visage du Christ.
A côté du Secours Catholique et en lien avec lui, bien des paroissiens sont des acteurs de la charité. Ils seront envoyés en mission au cours de la messe de 11 h dimanche prochain, car charité et eucharistie sont indissociables.
Père O. Ribadeau Dumas
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Une difficulté de langage, (une distance cuturelle)
Lors de notre réunion liturgique du premier mardi du mois, chaque équipe commence toujours par un temps de partage autour de la Parole de Dieu du dimanche dont elle a la charge. Or, justement, notre équipe est tombée sur les textes de ce 33ème dimanche du temps ordinaire (année B). Et il faut le reconnaître,
sans mauvais jeu de mots- que nous n’étions pas tellement inspirés par le genre littéraire apocalyptique.
En effet, ni le livre de Daniel (12, 1-3) ni le passage de Saint Marc (13, 24-32) avec ses images fantastiques ne semblaient nous parler clairement. Et pourtant, il y a bien un message et un sens à découvrir : un message de salut ; de consolation et d’espérance. En effet, ce passage du livre de Daniel est un des grands lieux de l’Ancien Testament où il est clairement question de la résurrection de la chair : « Beaucoup de gens qui dormaient dans la poussière de la terre s’éveilleront... ». Quant à l’évangile, Saint Marc nous présente une figure de Jésus-Christ auquel nous ne sommes pas habitués : Il est glorieux et tout-puissant, en contraste avec celle de Jésus-Christ humble, et dont l’humanité est limitée par le temps et l’espace. En effet : « Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, de l’extrémité de la terre à l’extrémité du ciel ».
De cette ébauche de réflexion, retenons le fait que pour accueillir la Parole de Dieu, il nous faut aussi faire un effort pour franchir une « distance culturelle » qui existe entre nous et l’époque de Daniel, ainsi que celle de Saint Marc. Et ainsi, il nous faut aussi nous rendre compte que la Parole de Dieu se dit en parole humaine située historiquement dans le temps, et qu’elle est marquée par une mentalité, une culture et un mode d’expression. Ainsi, selon les contextes culturels, le mot apocalypse est synonyme pour les uns de « la fin du monde ou de catastrophe » alors que pour d’autres, et étymologiquement, notamment dans la Bible, il signifie « révélation », et synonyme de salut, de consolation et d’espérance, parce que Dieu intervient en faveur de son peuple.
Père Joseph A. Roan
Feuille paroissiale du 19 novembre 2006
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