Que devons-nous faire ?
Lorsqu’au fil de l’année liturgique notre chemin croise celui de Jean-Baptiste, je ressens comme un appel particulier. Sans doute parce que le nom de notre paroisse m’éveille à lui porter une attention que je n’avais pas jusqu’alors.
Jean-Baptiste. La voix qui crie dans le désert. La voix de Dieu qui se remet à parler après des siècles de silence. Le pont entre la première et la nouvelle Alliance. L’héritier de la promesse et le témoin d’une espérance nouvelle.
Jean-Baptiste qui proclame la venue du Seigneur et invite à la conversion. Comment ne pas être sensible à la délicatesse pleine de force qu’il emploie pour s’adresser à ceux qui viennent lui poser cette question centrale : « Que devons-nous faire ? ». Regardez les, ces foules qui s’approchent de lui ; il y a des juifs certainement pleins de bonne volonté ; il y a des taxateurs, collaborateurs de l’ennemi et volontiers voleurs ; il y a des membres de l’armée d’occupation ! ... Et le simple fait que Jean leur propose à tous un chemin pour leur existence signifie déjà que le salut qu’il annonce est ouvert à tous les métiers, à toute les conditions sociales avec des exigences spécifiques pour chacun. Le prophète Isaïe ne disait-il pas « Toute chair verra le salut de Dieu » (Is 40, 5) ?
« Que devons-nous faire ? » La réponse apportée par Jean n’a rien d’extraordinaire : aux uns il demande de partager et de prendre soin des plus pauvres, aux autres il propose un chemin d’intégrité et d’honnêteté, aux troisièmes enfin il enjoint de supprimer la violence de leur existence. Certes le message évangélique comporte une radicalité absolue mais le choix de Dieu est d’abord dans le quotidien de nos existences. Cela évoque fortement ce que le prophète Michée disait bien auparavant : « On t’a fait savoir, homme, ce qui est bien, ce que Yahvé réclame de toi : rien d’autre que d’accomplir la justice, d’aimer la bonté et de marcher humblement avec ton Dieu. » (Mi 6, 8)
« Que devons-nous faire ? » Cette question n’est pas étrangère à nos préoccupations. Et nous pressentons bien ce qu’il y a à changer dans nos existences pour qu’elles soient ouvertes à la joie qui est l’empreinte particulière ce troisième dimanche d’Avent. Parce que l’attente du Seigneur qui vient au cœur de notre monde, au cœur de notre vie ne peut qu’être une intense joie emplie d’espérance. Le salut est à nos portes.
« Voici, je me tiens à la porte et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi » (Ap 3,20)
Le Jour vient. Il est temps d’ouvrir notre porte.
Père Olivier Ribadeau Dumas
Feuille paroissiale du 17 décembre 2006
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Du 23 décembre inclus au 7 janvier inclus : Vacances Scolaires
Messes en semaine : du lundi au vendredi à 9 h et 19 h, le samedi à 9 h.
Messes dominicales : le samedi à 18 h 30, le dimanche à 9 h, 11 h, 12 h 15 et 18 h 30.
Messes de Noël
Dimanche 24 décembre : à 18 h, 20 h et 23 h.
Lundi 25 décembre : 9 h, 11 h et 18 h 30.
Lundi 1er Janvier - Solennité de Marie Reine de la Paix
Journée Mondiale de prière pour la Paix : Messe unique à 11 heures dans l’église.
Permanence des prêtres : du lundi au vendredi de 18 h à 18 h 45.
L’accueil sera ouvert : du mercredi au vendredi de 9 h 30 à 12 h et de 14 h 30 à 19 h. les samedi de 10 h à 12 h et de 16 h à 18 h.
L’entraide sera ouvert : les mercredis et jeudis de 9 h 30 à 11 h 30.
Confessions avant Noël : Samedi 23 décembre de 10 h à 12 h et de 16 h à 18 h. Dimanche 24 décembre de 15 h à 17 h.
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