Paroisse Saint Jean-Baptiste de Grenelle : 14 place Etienne Pernet 75015 PARIS, secretariat@sjbg.org La banniere

Paroisse Saint Jean-Baptiste de Grenelle : 14 place Etienne Pernet 75015 PARIS, secretariat@sjbg.org

Actualités

Rentrée paroissiale
Notre rentrée paroissiale aura lieu le dimanche 26 septembre : messe à 11h suivie d’un apéritif salle Etienne Pernet.


Sortie paroissiale
Nous commençons l’année scolaire aux champs ! Inscrivez-vous à la sortie paroissiale du dimanche 12 septembre grâce à ce bulletin.Nous irons en vallée de Chevreuse.


Conférence de Tim Guénard
Le Carrefour des Familles vous convie à la conférence de Tim Guénard : "l’amour plus fort que la haine" mercredi 15 septembre à 20 h 30 salle Etienne Pernet. Accueil autour d’un verre à partir de 20 h 15. Faites-le savoir autour de vous, n’hésitez pas à distribuer ce tract !


439863 visiteurs
291 aujourd'hui
1 connecté(s)
PageRank 3

  Flux RSS
  L'Interface rédacteur

Archives > Éditoriaux >

Éditorial n° 21 du 14 janvier 2007


Ordinaire ?

JPG - 28.8 ko
Noces de Cana

Le temps de Noël à peine achevé, nous voilà projetés dans le temps « ordinaire » : l’Épiphanie a clos le temps de Noël dimanche dernier, dès lundi, nous avons fêté le baptême de Jésus, et nous voilà à Cana, pour un mariage qui marque le début du ministère de Jésus.

Ordinaire ? Le terme semble mal choisi. Les cieux ouverts au baptême de Jésus, l’eau changée en vin... des événements qui semblent aussi peu ordinaires que ne l’était le vin de Cana... Ce temps n’est pas ordinaire au sens classique du terme parce que Noël a définitivement transformé notre monde et l’humanité qui l’habite : « Le Royaume de Dieu est au milieu de vous ».

La naissance de Jésus n’est pas seulement un événement de l’histoire, une date dont on fait mémoire. Elle a bouleversé l’histoire en l’ouvrant à une nouveauté radicale dont nous ne mesurons pas toujours le caractère extraordinaire : en Jésus, Dieu s’est fait homme, et en Jésus, Dieu s’est uni à tout homme. « Les cieux se sont ouverts » nous dit-on au baptême de Jésus ; le monde n’est donc plus coupé de Dieu, isolé, enfermé dans la matérialité froide ; il est désormais éclairé par la présence divine. Ainsi les noces célébrées à Cana sont-elle l’image d’une union beaucoup plus large et plus fondamentale. Dieu s’est rendu présent à sa création et à son peuple : « je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » promet Jésus à la fin de l’évangile de Matthieu.

Le don de l’unité

Chaque année, du 18 au 25 janvier, les chrétiens se retrouvent unis dans la prière pour demander à Dieu le don de l’unité. Un de mes professeurs de séminaire parlait de cette semaine comme de la « démangeaison annuelle pour l’unité », regrettant que la prière et l’action n’aient pas lieu tout au long de l’année.

Aujourd’hui, le fruit du dialogue œcuménique est la « fraternité retrouvée » selon l’expression de Jean-Paul II. Cette fraternité est à vivre avec toute les Églises et communautés ecclésiales chrétiennes et, particulièrement avec le défi que représente l’expansion dans notre pays des mouvements évangéliques et pentecôtistes. Cette expansion est une invitation aussi à nous interroger sur la recherche de nos contemporains qui trouvent un écho dans ces communautés et pas forcément dans nos « vieilles Églises ».

Puissions-nous faire nôtre cette affirmation de Vatican II : « La division des chrétiens s’oppose ouvertement à la volonté du Christ. Elle est pour le monde un objet de scandale et elle fait obstacle à la plus sainte des causes : la prédication de l’Évangile à toute créature ».

Père Olivier Ribadeau Dumas

Dès lors, aucun des événements de nos vies ne peut plus vraiment être « ordinaire », car tous ont une portée spirituelle qui déborde leur substrat terrestre : notre travail, les paroles que nous échangeons, nos relations, les amours qui nous lient... sont autant de lieux où Dieu peut se dire, où Dieu peut être présent : « tout ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait ».

Là où le sacré évoquait une séparation du divin, le sacrement évoque la présence divine qui fait signe au cœur des réalités du monde. L’histoire entre ainsi dans un temps qui n’est pas ordinaire au sens de banal, habituel, ou fade ; mais dans un temps qui est ordinaire au sens de « ordonné », conforme à l’ordre normal des choses : où la création et l’humanité entières sont rapportées à Dieu et manifestent sa gloire. Tel est le temps ordinaire qui s’est ouvert il y a deux mille ans, et dont les noces de Cana sont la figure.

Père Baudoin Roger

Word - 1.3 Mo
Feuille paroissiale du 14 janvier 2007

 

Copyright © www.sjbg.org 2004-2010 | SPIP 1.9.2c [10268]