Être pêcheur d’hommes !
« Avance au large et jetez vos filets pour prendre du poisson ». Prendre du poisson, ils l’ont tant fait toute la nuit mais ce ne fut qu’efforts vains et échecs. Et voici que devant cet homme qui ne connaît rien à la pêche, le patron pêcheur va abandonner son amour propre, il renonce à ses évidences (celles de celui qui connaît son métier) pour celles d’un autre dont il reconnaît qu’Il commande et dont Il a déjà vu l’efficacité de sa Parole.
La Parole de Jésus se réalise d’une façon telle que leurs filets se déchirent, et Celui que Simon appelait maître devient Seigneur. Il réalise la distance qui le sépare de Celui qui, sous ses yeux, dans sa barque, accomplit des merveilles. Un pêcheur ne peut rester à proximité du Tout Autre.
Jésus aussitôt surmonte la distance. « Sois sans crainte », et Il entraîne Simon de son côté, le met avec Lui. « Maintenant » dit Jésus : avec ce maintenant, plus rien ne sera comme avant, l’existence de Simon bascule. Il reste pêcheur, mais pêcheur d’hommes. Les pêches qu’il fera désormais ne seront plus dues à ses seules forces. Ses futures prises, aussi abondantes que cette dernière pêche, ne dépendront pas de lui, elles se feront, comme celle-ci sur la Parole du Ressuscité « maintenant tu seras pêcheur d’hommes ».
Cette nouvelle pêche ne sera plus une entreprise pour arracher des poissons à leur milieu pour en faire commerce. Les pêcheurs d’hommes, ce sont des sauveurs, des libérateurs d’esclaves et de prisonniers de l’obscurité, retenus par les tentacules des passions aveugles ou écrasés par les injustices, noyés par les intérêts sordides, submergés par les épreuves. C’est dans cette absence de lumière et de prison sans barreau que le filet fait miracle.
Être tiré à la lumière, entrer dans la paix de Dieu, être plongé dans la vie de Dieu, cela a lieu en Église, avec les compagnons de l’autre barque.
Père Claude Navarre
Feuille paroissiale du 4 février 2007
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Télévision, journaux, radio, internet, les moyens de communication ne manquent pas, c’est le moins que l’on puisse dire.
Du 29 janvier au 4 février ont lieu les Journées Chrétiennes de la Communication. C’est pour tous une invitation à réfléchir en chrétiens.
Nous le savons bien, les outils de communication influencent notre manière de vivre, de penser, d’être en relation, de travailler. Et il y a dans cette interaction le meilleur et le pire.
C’est pourquoi il nous faut sans cesse prendre du recul par rapport à l’outil pour garder notre liberté d’analyse du message.
Les moyens de communications peuvent être une aide irremplaçable pour mettre les gens en relation. Ils peuvent aussi être une formidable occasion de se replier sur soi-même, sous couvert d’avoir le monde à notre portée.
Il revient, sans doute, à chacun d’entre nous de faire en sorte que la où nous sommes, communion et communication puissent aller de paire.
Père Olivier Ribadeau Dumas
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