« On n’aime pas les oppositions et les choix radicaux... » ?
En ce 6ème dimanche du temps ordinaire, l’Eglise nous propose des textes qui sont construits en termes d’opposition. Ainsi : « Maudit soit l’homme qui met sa confiance dans un mortel... Béni soit l’homme qui met sa confiance dans le Seigneur » (Jr 17, 5.7) ; « Heureux l’homme (qui) se plaît dans la loi du Seigneur... tel n’est pas le sort des méchants » (Ps 1) ; « Nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts ; alors, comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer qu’il n’y a pas de résurrection des morts ? » (1 Cor 15, 12) ; « Heureux, vous les pauvres... mais malheureux, vous les riches...) (Lc 6, 20.24).
Ces oppositions ne font qu’apparaître des choix radicaux entre deux voies possibles : celle du bonheur ou celle du malheur. Et pour notre réflexion, il est intéressant de noter que ce fait peut heurter notre mentalité plus ou moins marquée par ce que l’on pourrait appeler : « que chacun choisisse ce qu’il veut, comme il veut et quand il veut » ; de « tolérance » ; de « respect de la liberté individuelle ou de la conscience religieuse » ; et même de « non-choix ». Or cela va à l’encontre de ces textes qui nous invitent justement à faire le choix radical et fondamental entre deux chemins possibles et exclusifs : le chemin du bonheur ou du malheur.
Au fond, quel est le problème que nous posent ces textes -la Parole de Dieu- ? Je crois que c’est celui de notre rapport avec l’objet de notre foi. Et dans ce cadre, d’une part, nous pouvons distinguer le fait que notre rapport à l’objet de la foi ne peut qu’intégrer notre liberté de choix et notre volonté, et donc notre engagement ou notre refus. Et notre destinée est liée en partie à cela. D’autre part, nous pouvons distinguer le fait que l’objet de la loi est assez clair, puisqu’il s’agit de choisir non pas -si on peut le dire ainsi- « une idole », mais le Dieu de l’Alliance, Celui qui s’est révélé à Abraham, aux prophètes, et d’une manière définitive en Jésus-Christ. Il s’agit donc de nous mettre en face de ce Dieu. Et s’Il est le vrai Dieu de qui « nous avons l’être, le mouvement et la vie », alors il n’y a pas d’opposition et de contradiction entre le fait de Le choisir -et donc de mettre notre foi en Lui- et le fait d’être libre. Comme il n’y a pas d’opposition et de contradiction entre la source et le fleuve. Mais la difficulté réside dans le fait que nous sommes tellement jaloux de notre liberté qu’il nous est difficile de concevoir notre autonomie tout en admettant qu’elle puisse être liée aussi à sa « Source » pour exister.
Et c’est pour cette raison que l’on n’aime pas les oppositions et les choix radicaux qui ressemblent au fanatisme et à l’intolérance. Dans certains domaines, on a sans aucun doute raison de penser ainsi. Mais ici, il ne s’agit pas d’un choix ordinaire. Il s’agit d’un choix entre Dieu et ce qui n’est pas Dieu, entre le chemin de la Vie ou celui de la mort.
Père Joseph A. Roan
Feuille paroissiale du 11 février 2007
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Vacances Scolaires du 17 février au 4 mars
Messes du lundi au vendredi à 9 h et 19 h, le samedi à 9 h.
Messes dominicales à 18 h 30 le samedi et à 9 h, 11 h, 12 h 15 et 18 h 30 le dimanche.
Mercredi des Cendres
le 21 février, messes à la chapelle Saint Etienne à 9 h et 12 h et dans l’église à 20 h 30, avec imposition des cendres à chaque messe.
Où sont les jeunes ?
C’est bien souvent la question que l’on se pose lorsque l’on s’aperçoit que nos églises n’ont guère d’adolescents ou d’étudiants.
Le WE dernier, 900 élèves de Grandes Ecoles se sont réunis pour leur rencontre nationale à Paris. Ils ont réfléchi sur le thème « La vérité vous rendra libre » en écoutant des interventions et des témoignages et en priant autour de notre archevêque à Notre Dame.
Où sont les jeunes ?
Ils sont bien souvent plus près de nous que nous le pensons. Mais il nous faut ouvrir les yeux pour les voir, ouvrir nos cœurs pour les accueillir, ouvrir notre intelligence pour les comprendre.
Ils ne sont pas l’avenir de l’Eglise, ils en sont, avec ceux qui les précèdent, le présent toujours nouveau.
Père O. Ribadeau Dumas
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