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Le pape Benoît XVI a nommé jeudi 19 octobre, Mgr Pierre d’Ornellas jusqu’alors évêque auxiliaire de Paris, archevêque coadjuteur de Rennes.
Mgr d’Ornellas sera ainsi appelé à succéder à Mgr François Saint Macary.
Au cour de ces années de service dans notre diocèse comme secrétaire particulier du Cardinal Lustiger, directeur de l’Ecole Cathédrale, puis évêque auxiliaire, Mgr d’Ornellas a croisé nombre d’entre vous dans les différentes charges qui étaient les siennes.
Notre archevêque invite tous les parisiens à rendre grâce pour le ministère de Mgr d’Ornellas auprès de nous, le dimanche 12 novembre à 18 h 30 à Notre Dame de Paris.
D’ores et déjà je sais que nous confions à Dieu la nouvelle mission que reçoit le Père d’Ornellas.
Père Olivier Ribadeau Dumas
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Ici et Ailleurs
Une des grandes chances de ma vie est de pouvoir voyager. Chaque année, avec deux prêtres amis, nous partons visiter un pays différent. Il ne s’agit pas de faire du tourisme, même si nous ne négligeons pas de voir les belles choses, mais d’aller à la rencontre des communautés chrétiennes locales. Des pays de l’Est avant la chute du mur de Berlin, au Sud-Est asiatique, nos pas nous ont conduits dans des contrées dont on ne parle guère.
Année après année, il nous est ainsi donné de refaire la même expérience : de Varsovie à Tripoli, de Samarcande à Addis-Abeba, l’Eglise fait retentir le message de l’Evangile et des chrétiens, bien souvent minoritaires, témoignent de la force de la résurrection du Christ.
Alors que nous achevons cette semaine missionnaire mondiale, j’aime à me redire que nous ne sommes qu’à l’aube du christianisme. Certains pays n’ont été évangélisés qu’au siècle dernier, il n’y a pas cent ans.
Prier pour les Missions n’est pas faire revivre des images d’Epinal avec des missionnaires à la longue barbe blanche. C’est faire un acte de foi dans la vitalité de l’Eglise et l’actualité de l’Evangile. C’est vouloir partager avec d’autres le trésor que nous avons reçu et dont l’occident semble avoir perdu la saveur. C’est également rendre grâce pour ces hommes et ces femmes, ces prêtres et ces laïcs qui ont été jusqu’à donner leur vie pour le Christ. La terre de tous les continents est fécondée par le sang des martyrs d’hier et d’aujourd’hui, par le souvenir de ceux qui sont allés jusqu’au bout de leurs forces pour que l’amour de Dieu pour tout homme soit connu. En Birmanie cet été, j’ai été frappé par l’empreinte qu’on laissée les missionnaires français : écoles, hôpitaux, missions... Et c’est vrai dans tant de pays !
Aujourd’hui, la mission continue. Il faut annoncer l’Evangile jusqu’aux extrémités du monde ; c’est là le commandement du Christ avant de quitter cette terre : « Allez donc ; de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28, 19). Mais la mission change également. Dans nombre de nos diocèses en France, ce sont des prêtres venus d’ailleurs qui font vivre les communautés. Ils viennent avec leur culture et leur histoire. Il y a plus de soixante ans déjà que le Père Godin écrivait « France, pays de mission ». Le contexte a changé ; la réalité demeure. Mais les besoins si criants chez nous ne peuvent pas nous faire oublier les urgences ailleurs. Se renfermer sur soi, c’est un peu mourir.
La catholicité de l’Eglise exige que nous continuions cette tâche d’annonce de la Bonne Nouvelle. Ici et Ailleurs.
Père Olivier Ribadeau Dumas
Feuille paroissiale du 22 octobre 2006