Sans doute est-ce la période qui veut cela, mais les obsèques abondent en ce moment à la paroisse. Pourtant, les statistiques montrent que le nombre de personnes passant par l’Église avant de rejoindre le cimetière ne cesse de diminuer. Est-ce parce que la génération de ceux qui disparaissent est déjà marquée par une autre pratique de la foi, est-ce parce que la peur de la mort entraine à occulter la prière pour les défunts, est-ce parce que les Pompes Funèbres ont une action décourageant d’avoir une célébration religieuse ? Je ne sais. Il ya peut-être un peu de tout cela.
Je crois que les obsèques sont un lieu privilégié pour annoncer notre foi en la résurrection. Devant des assemblées la plupart du temps composées de non croyants, nous pouvons ainsi manifester le cœur de l’espérance chrétienne. Célébrer des funérailles n’est pas rendre hommage à celui qui vient de passer vers le Père, mais nous le confions à la tendresse et à la miséricorde de Celui-ci, pour qu’il s’ouvre totalement à cet amour auquel il était destiné dès sa naissance.
Dans bien des diocèses, les funérailles sont assurées par des laïcs formés à cela. Sans doute y viendrons-nous également un jour à Paris et il faut nous y préparer. Mais dès maintenant les équipes d’accom-pagnement des familles en deuil ont un rôle inestimable dans l’accueil de ceux que la douleur éprouve et manifestent ainsi le visage consolateur du Christ. Leurs membres sont le signe que l’Église est présente à tous les moments de la vie des hommes. En aidant les familles à préparer la célébration, ils ont une véritable mission. C’est un beau service. Puissent d’autres les rejoindre.
Père Olivier Ribadeau Dumas