Son histoire
Saint Jean Baptiste de Grenelle est la plus ancienne paroisse du 15ème arrondissement
La vaste plaine de Grenelle, habitée dès la préhistoire, comme en témoignent les vestiges découverts en 1866 dans une sablière, tenait son nom de la nature même de ce sol sablonneux, propice aux terriers à lapins. Par déformations successives, le nom de garenne devait devenir en définitive "grenelle".
Le territoire dépendait de l’abbaye Sainte-Geneviève-du-Mont. Pendant de nombreux siècles, il connut bine des vicissitudes, tour à tour terrain de promenades, d’exercices militaires, puis de cultures, où Parmentier planta sa première pomme de terre. Avec la Révolution, la vie de l’illustre abbaye se termine. La plaine de Grenelle et ses propriétés, de près de 100 hectares, comprises entre Vaugirard et la Seine, Issy et Paris, deviennent biens nationaux.
En 1796, un administrateur des Domaines, M. César Ginoux, s’en porte acquéreur et l’afferme à un agriculteur, M. de Frémicourt. le 15 mai 1824, ce dernier revend le terrain à M. Jean-Baptiste Léonard Violet, conseiller municipal de Vaugirard et entrepreneur de construction, qui s’associe à M. Letellier pour créer le lotissement de "Beaugrenelle", avec tout ce qui est nécessaire à un nouveau village : voirie, pont sur la Seine, port, gare, marché, théâtre ; seule manque une église.
En 1825, l’église St Lambert de Vaugirard ne suffisant plus à accueillir le nombre croissant des paroissiens, le Conseil municipal de Vaugirard décide d’en construire une dans le hameau de Grenelle, qui sera érigé en commune par une ordonnance du roi Louis-Philippe du 23 octobre 1830. M. Jean-Baptiste Léonard Violet propose alors de financer les travaux, en contrepartie de l’autorisation d’ouvrir sur la place un marché dont les profits iront à sa société. L’église, qui porte l’un de ses prénoms, sera bâtie en 1827 par la Compagnie des Entrepreneurs, sous la direction de l’architecte Bontat.
Le jour de la pose de la première pierre, en septembre 1827, le quartier est en pleine construction, le sol est parsemé de fondrières, et des planches doivent être posées pour permettre le passage du cortège des personnes royales et des autorités civiles et religieuses. L’archevêque de paris, Monseigneur de Quélen, bénit la pierre, Madame la duchesse d’Angoulême, accompagnée de sa nièce, Mademoiselle, la scelle. Une foule immense assiste à la fête et piétine dans la boue...
Achevée en 1829, l’église de Grenelle ne sera ouverte au culte qu’en 1831, faute de mobilier liturgique suffisant, et desservie pendant plusieurs années par le clergé de Vaugirard. Devenue chapelle vicariale en 1835, elle ne sera érigée en paroisse autonome qu’en 1837. La société qui avait financé l’achat du terrain et la construction en fera donation à la commune de Grenelle en 1852.
Pour des précisions sur l’architecture, les vitraux, les fresques... on peut se procurer la brochure historique à l’accueil de l’église.

