Que ta volonté soit faite !
Nous sommes invités par Jésus à dire et à redire : Père ! Que ta volonté soit faite ! Mais cette volonté de Dieu, dans le quotidien de notre vie, est de nous faire vivre libres et aimants. Jésus « propose une expérience nouvelle. Il n’impose rien car s’il y a quelque chose qui ne se commande pas, c’est bien l’amour. Le Christ n’a pas dit : Tu aimeras dans le sens de Tu dois mais dans le sens de Tu peux, tu es capable. Tu aimeras n’est plus une parole d’obligation mais d’espérance ».
L’amour ne peut être que le fruit de notre liberté. Demeurer en Jésus, c’est donc observer son précepte qui est de vivre d’amour. Les propos de Jésus ne cessent de lier amour et observance des préceptes : « Si vous m’aimez, vous vous appliquerez à observer mes préceptes... ». Comment comprendre « garder » les préceptes ?
‹Garder› ne signifie pas seulement ‹conserver›... mais aussi ‹mettre en pratique›. Nous pouvons dire aussi que ‹garder›, c’est sauvegarder dans la mémoire ce qui y a été inscrit. Mais, dans la mémoire vivante de l’humain, on ne sauvegarde durablement que ce que l’on active régulièrement. Le mot se comprend sans doute en fonction de la coutume de garder dans la mémoire du coeur les préceptes de la Tora pour les vivre dans le quotidien de la vie.
« Le ‹coeur dur› ou le ‹coeur de pierre› est un manque d’‹exercice›. Les préceptes sont autant de moyens d’assouplir le coeur, de lui conserver la santé et la vie, car celui qui n’aime pas demeure dans la mort » (J.Y. Leloup, L’Évangile de Jean, Albin Michel 1989, p.242).
Père André Hnativ

