Grande manifestation contre l'euthanasie

Le lieu sera précisé ultérieurement.

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https://jusqualavie.org/


 Tu ne tueras point (Ex. 20. 13)


« Tu ne tueras pas » (5e commandement) : c’est l’interdit fondamental qui permet la vie en société. Les gouvernants et les États sont nés pour se réserver le monopole de la violence (armée, police…) et permettre le châtiment des coupables (justice) sans l’exercice de la vengeance d’un clan ou d’un individu. Cet interdit fondamental est supprimé par la proposition de loi autorisant l’euthanasie. Aucun habitant de notre pays ne pourra échapper à cette menace car, tous, un jour, nous serons en fin de vie.

 

Mon expérience d’aumônier en soins palliatifs montre que toute douleur – même réfractaire – peut être prise en charge par un service spécialisé. Et lorsque la vie devient insupportable (par exemple, maladie de Charcot à un stade final), la sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès apporte déjà une solution légitime et humaine.

 

Ce texte de loi, tel qu’il est aujourd’hui rédigé, permettrait à toute personne majeure de demander la mort administrée par un médecin ou un infirmier sur simple déclaration verbale. Ce texte serait le plus permissif du monde, puisqu’une substance mortelle pourrait être administrée après seulement 48h de réflexion. La décision d’empoisonner le patient serait prise à l’issue d’un simple échange (éventuellement en distanciel) entre le médecin qui a reçu la demande, un autre médecin qui n’examinerait pas obligatoirement le patient et un aide-soignant qui intervient dans le traitement du patient.

 

Les seules conditions à remplir sont celles-ci :

1. « Être atteinte d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause, qui engage le pronostic vital, en phase avancée, caractérisée par l’entrée dans un processus irréversible marqué par l’aggravation de l’état de santé de la personne malade qui affecte sa qualité de vie. » Cette condition pourrait donc s’appliquer à toute personne handicapée ou dialysée, diabétique, à un stade avancé, puisque le stade terminal ou la mort proche n’est pas retenu comme critère par le législateur.

2. « Présenter une souffrance liée à cette affection (…) insupportable selon la personne lorsque celle-ci a choisi de ne pas recevoir ou d’arrêter de recevoir un traitement. » Bien évidemment, en cas d’arrêt des traitements, il est inévitable qu’un patient estime sa douleur insupportable.

 

Cette loi prévoit donc la possibilité d’ôter la vie à toute personne atteinte d’une affection grave faisant ainsi peser la responsabilité du geste mortel sur un médecin ou un infirmier.

 

Qui pourrait accepter une telle loi ?

 

 

Père Manuel Teixeira

 



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